Pourquoi redoubler en prépa orthophonie à l’IRSS ?

Fin mars, début avril : les résultats du concours orthophonie tombent les uns après les autres…, entraînant de grandes satisfactions ou soulagements mais aussi parfois leur lot de doutes, de découragement ou de colère.

La question de savoir si redoubler « vaut le coup » émerge forcément à cette période notamment de la part de nombreux candidats issus d’autres prépas orthophonie que l’IRSS.

Pour vous aider à optimiser vos choix, nous allons revenir sur les principales questions qui nous sont posées :

Pour qui la question du redoublement se pose-t-elle ?

Le choix de refaire une deuxième année de préparation aux concours d’entrée dans les écoles d’orthophonie n’est jamais facile à prendre. D’autant que les marges de progression ne sont pas « linéaires » : on ne fait pas « deux fois mieux » la deuxième année que la première ! Il faut donc bien analyser les raisons de son échec avant de se lancer dans l’aventure d’un redoublement.

3 critères sont importants pour évaluer la pertinence d’une seconde année de prépa :

  1. L ‘étudiant doit maintenir une motivation intacte pour le métier. Sans cette perspective claire se relancer un an de plus perd tout sens. Faute d’énergie, de ressort pour mener son projet à terme, l’échec peut encore une fois se trouver au bout du chemin.
  2. L’étudiant doit posséder des marges de progression suffisantes pour atteindre les listes principales. Cette question du « potentiel » est très difficile à évaluer, tant pour les enseignants de l’IRSS qui reçoivent les candidats en entretien que pour les candidats eux-mêmes… Comment savoir si la marche est trop haute si on n’a pas essayé de la passer ? Tout progrès vise à gagner du terrain sur son incompétence. Or les gains, en deuxième année, ne sont pas toujours aussi rapides qu’en première… Il faut travailler très dur pour des petits bénéfices. Ce sont ces progrès qui, tenus et consolidés, permettront de franchir la barre fatidique.
  3. L’étudiant doit rester humble, être prêt à se remettre en cause dans ses apprentissages et ses méthodes de travail. Il faut se départir de l’idée que, avec une année de plus, « ça va bien finir par rentrer »… Les apprentissages ne rentrent pas « tout seuls » et il convient de se remettre en question pour aborder sa seconde année. Il ne s’agit pas de travailler plus (sauf si le travail restait insuffisant en première année) mais surtout de travailler mieux. Un redoublant doit comprendre (mais les enseignants de l’IRSS sont là pour l’y aider) où sont ses problèmes afin de les résoudre ou de les compenser. En bref, il ne doit pas refaire en deuxième année ce qu’il faisait en première ! A quoi bon taper fort, en effet, si on tape à côté du clou ?

Redoubler, oui : mais comment ?

La décision de redoubler prise, reste à s’interroger sur le dispositif optimal : que choisir entre une prépa intensive (« spéciale doublant ») et une prépa normale ?

La réussite dépend moins de la formule que de l ‘adéquation de l’étudiant à la formule : il faut choisir ce qui convient le mieux à chacun.

A qui s’adresse la prépa « spéciale doublante » ?

La préparation « spéciale doublante » s’adresse aux étudiants qui connaissent bien leur cours de grammaire, maîtrisent les règles d’orthographe, possèdent un fonds lexicologique important, et disposent d’acquis solides en maths, en biologie et en culture générale ; ils rédigent correctement ; ils ont travaillé les annales, en maîtrisent assez bien l’esprit. En bref ils sont tout proches de la réussite (ils ont parfois passé un ou plusieurs oraux) et cherchent surtout à élever leur niveau avec un entraînement « percutant ». Ils ne s’imaginent pas repartir de zéro dans une classe de « primants » : la perspective de répéter les cours imposés par le concours les effraie : ils ont peur de l’ennui que pourrait produire la répétition de certains éléments du « programme ».
Ils cherchent une prépa qui laisserait du temps pour faire « autre chose » (travailler l’oral, effectuer des stages, mener un projet associatif, apprendre la langue des signes…) sans rien céder sur la qualité de l’enseignement et l’exhaustivité des contenus.

A qui s’adresse la prépa « classique » ?

Les redoublants qui choisissent la voix plus « classique » sentent que leurs acquis sont insuffisants, lacunaires. Ils veulent parfaire leurs compétences en analyse et répéter leurs gammes. Ils estiment n’avoir pas suffisamment d’outils et de connaissances pour aller tout de suite au travail sur les annales. Ils entendent valider toutes les étapes en culture générale, langue française, biologie, rédactionnel… la masse de compétences à posséder pour réussir semble pour eux impossible à maîtriser en 16 heures. Ils préfèrent s’installer dans un dispositif de 30 heures qui laisse le temps de décanter les savoirs.

Prépa « doublants » ou prépa « classique » : tous dans le même bateau !

Dans tous les cas, prépa « classique » ou « spéciale redoublants », les étudiants de l’IRSS apprennent le même programme, reçoivent les mêmes enseignements, réalisent les mêmes devoirs classants. Les étudiants de la classe « doublants » ne voient pas « moins » de contenus que les autres : ils les voient plus vite. Tous les cours sont dispensés sans rien omettre (mais avec plus de travail personnel pour la spéciale doublants ») et les annales sont également travaillées de manière exhaustive : les étudiants de l’IRSS, quels qu’ils soient, partent au concours avec TOUS les sujets travaillés.

Les concours blancs hebdomadaires sont progressifs et tiennent compte des acquis du cours : ils sont communs à toutes les classes et obligent les doublants, s’ils veulent rester au niveau dans les classements, à parfaire leurs apprentissages sur toutes les règles et sur tous les contenus fondamentaux pour chaque discipline. Les étudiants de la classe « spéciale doublants » savent en temps réel si leur niveau est correct grâce aux concours blancs classants : ces CB ne sont pas extraits d’annales et ne sont pas repris d’une année sur l’autre. Les étudiants ne peuvent donc compter sur leur mémoire pour faire illusion : ils n’ont pas le temps de « dériver » dans l’année, de s’endormir sur leurs lauriers : ils peuvent s’évaluer et se corriger directement afin de rester au niveau et de progresser.

La question du redoublement et de la manière de « le gérer » se pose pour les étudiants motivés, sûrs de leur projet et décidés à réussir. Les enseignants et responsables de l’IRSS auront à cœur d’aider les plus les plus perplexes à faire leur choix entre ces différentes options.

Consultez les résultats de l’IRSS  aux concours d’orthophonie 2016aux concours 2015, aux concours 2014 et ceux de 2013 et 2012 : ils sont dans tous les cas très élevés !

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