Réforme des études médicales : comprendre PluriPASS

Depuis 2015, l’ordre des médecins, les doyens des facultés de médecine, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pointent du doigt le système de recrutement des étudiants de médecine.

Un recrutement remis en cause

En effet, le concours PACES permet de sélectionner, via son concours, des étudiants au profil homogène alors qu’une diversification des profils des professionnels de santé est nécessaire pour « enrichir la conception de la médecine actuelle » selon Jean-Pierre Vinel, doyens de la faculté de médecine de Toulouse.

De plus, on estime, en 2015, à 85% d’échecs à l’entrée en deuxième année de médecine, ce qui est inacceptable aux yeux du ministère et de Geneviève Fioraso, secrétaire d’état de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

De nouvelles expérimentations

Des idées telles que l’entrée en deuxième année médecine par un cursus universitaire de type licence voient le jour. Depuis 2014, par voie de décret, l’admission en filière de santé peut s’effectuer directement suite à une deuxième ou troisième année de santé. Ce mode de recrutement permet une diversification des profils des futurs professionnels de santé et promouvoir une approche différente du patient. Sept universités  expérimenteront pendant six ans un nouveau mode de recrutement.

Pour Paris 13ème, 30% des places allouées à l’accession en deuxième année des études médicales est destinées aux titulaires d’une licence ayant suivi des modules de santé. Ce qui représente 40 places.

C’est la faculté d’Angers qui va plus loin dans l’expérimentation avec le système PluriPASS.

PLuriPASS consiste à une année de licence où le cursus se compose en plusieurs unités telles que les sciences humaines, les sciences du vivant et les sciences de l’ingénieur (physique, chimie,…). L’accession en filière de santé s’effectue en deux temps sur une année et demi par contrôle continu voire en complément d’oraux. Cette solution permet de supprimer le redoublement, de permettre une diversification des profils de professionnels de santé et de préparer une réorientation possible des étudiants en cas d’échec.

La réforme des études de médecine est encore en réflexion : cette année en février 2016, lors de la Conférence des Doyens de la Faculté de Médecine regrettait la rigidité du système PACES  et proposaient encore de nouvelles idées telles que : la sélection de dossiers, la mise en place d’une note éliminatoire, un contrôle continu avec réorientation dés octobre…

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