Projet solidaire à Madagascar pour les étudiants en travail social d’IRSS Rennes

LE GRAND MOMENT DU DÉPART APPROCHE !

Maëva, Margot, Camille, Ludivine et Bérénice, étudiantes en prépa travail social à Rennes, se sont engagées dans un ambitieux projet solidaire qui les mènera cet été à Madagascar. Un formidable défi qui devrait amener nos jeunes étudiantes à une réflexion de fond sur la notion de solidarité.

  • Pouvez-vous nous parler de votre projet ?

Madagascar est un pays en développement qui compte actuellement près de 24 millions d’habitants avec un taux d’alphabétisation de 65%. Les langues officielles sont le malgache et le français et la monnaie est l’ariary (1€ équivaut à environ 3 500 ariary). Les habitants, notamment ceux de Tsiroanomandidy, la ville où nous allons séjourner durant 3 semaines, consacrent majoritairement leur salaire pour leurs besoins primaires (alimentation, eau, élevage). Tsiroanomandidy est située à 215 km à l’ouest d’Antananarivo, la capitale, dans une région essentiellement agricole et pastorale. Le centre de la vie commerciale est le grand marché à zébus (le plus grand de l’île) qui se tient deux fois par semaine non loin de l’école COSATRI où nous séjournerons. 

 

 

     

Le collège de la Sainte Trinité de Tsiroanomandidy, dirigé par les frères des écoles chrétiennes est une école qui accueille les collégiens de la 6ème à la 3ème et prépare à l’examen officiel du BEPC. Ce collège a désormais 75 ans d’existence et les installations sont vieillissantes. Nous avons donc pour première mission de participer à sa rénovation et nous prenons la suite d’un précédent groupe qui a œuvré dans ces mêmes lieux en 2016. Chaque matinée sera donc consacrée aux travaux de rénovation (peinture des extérieurs, aménagement d’une future salle informatique, construction de jeux d’extérieur pour les enfants…). L’après-midi sera consacré aux animations avec les enfants dans la cour de l’école. Nous aurons donc la charge de mettre en place différents ateliers (animations sportives, manuelles) à destination des enfants du quartier. Par ailleurs grâce deux des accompagnateurs, kinésithérapeute et infirmière, nous aurons l’opportunité de rendre visite, d’apporter du matériel médicale et de faire quelques animations dans un centre de rééducation voisin qui accueille des enfants atteints de rachitisme et de pieds bots.

  • Comment avez-vous  travaillé pour mettre en place ce projet ?

Afin de mener à bien ce projet et récolter des dons pour l’association, nous avons mis en place différentes actions :

  • Nous avons mis nos proches à contribution avec une vente de chocolats de Noël.
  • Nous avons partagé via les réseaux sociaux un appel aux dons pour tout ce qui est jouets, accessoires pour des activités manuelles… cela a plutôt bien fonctionné car ce message nous a rapporté une multitude de jouets. Certains d’entre eux seront vendus en braderie au profit de l’association afin de financer notre voyage, d’autres seront dans nos valises et feront le voyage.
  • Pendant une semaine, durant la période de noël, Margot a participé avec d’autres jeunes de l’association à une opération « papiers cadeaux ». Nous remercions d’ailleurs le magasin de jouets rennais « Picwik » qui offre cette opportunité chaque année à l’association.
  • Au cours des mois restants avant le grand départ, nous allons tenter de réaliser divers travaux (jardinage, peinture) et mettre en ligne une cagnotte virtuelle Leetchi, qui pourra nous rapporter encore quelques dons.
  • Nous voyons ce que sera votre action à Madagascar. Mais vous, à titre personnel, que vous apporte cette expérience ?

Cette action va accroître notre expérience personnelle car nous serons confrontées à la réalité d’un pays en difficulté. Cela fait quelques temps que nous réfléchissons à partir dans un pays en développement pour apporter une aide supplémentaire que ce soit humaine ou matérielle. Nous sommes enthousiastes à l’idée de réaliser ce projet à Madagascar, de découvrir une nouvelle culture, de faire de belles rencontres et de découvrir de nouveaux paysages même si nous appréhendons le changement radical des conditions de vie.

Nos étudiantes, pour mener à bien leur projet, ont donc intégré une association qui n’est pas totalement inconnue à IRSS. En effet Françoise Plaire, enseignante et coordinatrice pédagogique dans notre institut participe depuis plusieurs années déjà à ces voyages solidaires en tant qu’accompagnatrice. Nous lui laissons le soin de présenter l’association et le rôle qu’elle y joue.

Les « Lasalliens rennais » est une association créée à l’initiative du frère des écoles chrétiennes Jean-Yves Fiolleau que nous retrouvons avec beaucoup de plaisir à chaque voyage. L’association fêtera cette année ses 30 ans d’existence. Elle a pour but de soutenir des projets de solidarité internationale portés par des jeunes, lycéens, étudiants, ou déjà engagés dans la vie active. Il s’agit essentiellement d’un soutien logistique et financier, le projet étant d’abord celui des jeunes qui mettent en place les différentes actions permettant de réunir les fonds et le matériel nécessaires à sa réalisation. L’association s’inscrit avec d’autres dans le réseau plus large du SEMIL (service éducatif des missions internationales lasalliennes). Cet organisme reçoit et centralise les demandes éducatives et sanitaires des pays en voie de développement et bénéficie du soutien et de l’appui financier de l’ONG du réseau Lasalle ÉDDÉ (éducation et développement). De ces demandes issues des pays en développement naissent les projets proposés aux différentes équipes en partance. Ce sont des projets qui restent modestes et accessibles aux équipes. Ils sont réalisés conjointement avec les jeunes français et les jeunes du lieu d’accueil. C’est ce qui fait l’originalité du système et donne tout son sens au voyage solidaire : Le travail effectué sur place devient un prétexte à la rencontre interculturelle. C’est ainsi que pour répondre à des demandes locales, des groupes partent à Madagascar, à Haïti, au Vietnam, en Inde, en Roumanie, au Togo…

Mon rôle en tant qu’accompagnatrice outre évidemment l’accompagnement « logistique » est aussi d’accompagner une certaine réflexion : Chacun part avec sa motivation, ses bonnes intentions, avec l’idée de « sauver le monde ». Il faut encourager, écouter, soutenir ce projet. Mais partir, c’est aussi devenir l’étranger dans un environnement différent, dans une culture différente, loin de ses repères. Les erreurs d’appréciations, les quiproquos seront nombreux. Ils reviendront, des souvenirs plein le cœur. Ils auront « fait leur part » à l’image du colibri de Pierre Rabhi, mais une question restera sûrement : Qui a donné, qui a reçu ?

Ce sera à Maëva, Margot, Camille, Ludivine et Bérénice de revenir vous répondre dans quelques semaines.

 

 

Commentaires

  1. Bonjour
    je suis kinésithérapeute de Madagascar,je voudrais créer un cabinet kinésithérapie ici dans la région Est de Madagascar.
    Pouvez-vous me donner des procédures pour créer un cabinet kinésithérapie?
    Merci d’avance.

    1. Bonjour,
      Nous sommes un spécialiste de la prépa aux concours et de la formation aux métiers du sport.
      Nous ne pouvons pas répondre à votre demande.

      Cordialement,

      L’équipe d’IRSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'inscrire S'inscrire