Orthoptiste : une profession en vue

Orthoptiste… cette filière paramédicale reste encore confidentielle, peu connue des étudiants comparé à d’autres secteurs porteurs comme infirmier ou kinésithérapeute. La profession a d’ailleurs longtemps souffert d’une faible reconnaissance : on a pu la restreindre à la seule rééducation des troubles binoculaires, et surtout des strabismes. Mais son spectre de compétences s’est désormais élargi, proposant un large panel de pratiques allant au-delà de la seule rééducation. La profession, qui ne connaît pas le chômage, commence à susciter un intérêt justifié.

Un métier aux compétences élargies

Les orthoptistes exercent majoritairement en libéral. Ils travaillent sur prescription médicale, surtout des ophtalmologistes. Ils assurent le dépistage, la rééducation et de réadaptation de la vision.  Ils proposent, entre autres, des exercices pour corriger les mauvaises coordinations des mouvements oculaires et renforcer les muscles des yeux. Ils aident également les personnes souffrant de fatigue visuelle. Contrairement aux idées reçues, l’orthoptiste n’applique pas mécaniquement des techniques stéréotypées : il s’adapte aux patients et propose des exercices originaux.

Si le libéral reste majoritaire, le salariat commence à se développer dans certains hôpitaux où les orthoptistes assurent les préconsultations des ophtalmologistes : dans un contexte d’explosion des actes d’ophtalmologie, cette délégation des premiers examens (comme le champ visuel ou l’exploration fonctionnelles) permet de mieux répondre aux besoins de la patientèle.

Un fort besoin de professionnels

Avec une sursollicitation du système visuel par les écrans des tablettes, des smartphones et des ordinateurs, la profession a de beaux jours devant elle. D’autant que le vieillissement de la population entraînera nécessairement des besoins dans le secteur des soins oculaires : les pathologies spécifiques de la vieillesse comme le glaucome, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou la cataracte iront croissant dans un contexte de « papy-boom ». 92% des plus de 65 ans souffrent de pathologies de la vision…

La profession ne connaît pas le chômage et le manque d’orthoptistes pourrait poser de graves problèmes dans un avenir très proche. Certaines régions (Occitanie, PACA…) sont déjà en pénurie et les cabinets ne parviennent pas à assurer les remplacements.

Dans ce contexte, la profession commence à susciter de l’intérêt et les études deviennent plus attractives. Le nombre de candidats aux concours traduit cet engouement : il augmente chaque année et la sélectivité s’accroît avec en moyenne 500 candidats pour 20 places dans l’une des 14 écoles en France dispensant cette formation. D’autant que la filière, sous tension, a été rénovée : depuis 2017, les orthoptistes accèdent au grade Licence, ce qui confère une attractivité supplémentaire à la profession. D’ailleurs le numerus clausus, qui définit le nombre d’étudiants admis en première année, a été augmenté régulièrement.

Un concours à dominantes scientifiques, avec un entretien de motivation

Les compétences requises pour se présenter au concours ? Sciences physiques (2heures) et SVT (2 heuresbien sûr, le pôle scientifique de l’admission, mais aussi l’oral , durant lequel les candidats doivent développer leurs savoir-être et savoir-faire pour défendre leur projet. Cet entretien (coefficient 2) constitue une originalité intéressante dans la sphère des concours paramédicaux à dominantes scientifiques (ergothérapie, psychomotricité, audioprothésiste, podologie,… n’en proposent pas dans leurs épreuves) : il permet de détecter les étudiants motivés, capables de mobiliser leurs ressources personnelles et professionnelles pour convaincre le jury de la pertinence de leur candidature.

Se préparer avec IRSS, une école efficace au sérieux attesté

Bien sûr les étudiants désireux de se préparer efficacement au concours peuvent compter sur les enseignements dispensés à IRSS pour décupler leurs chances d’entrer en école : avec 88% de réussite en 2017, IRSS s’impose comme la prépa référence. Les enseignants, expérimentés et motivés, y dispensent des cours de haute qualité. L’organisation des études se veut rigoureuse, pertinente, parfaitement adaptée aux exigences et au calendrier du concours. Les étudiants peuvent compter sur un nombre d’heures de cours très important ponctuées de devoirs et concours blancs hebdomadaires. En bref, tous les atouts de la réussite pour cette profession en plein essor.

 

 

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