Le concours de gardien de la paix : une diversité d’épreuves à bien maîtriser !

Devenir policier constitue, pour beaucoup, l’aboutissement d’un projet fort nourri par des valeurs de justice, un sens aigu du service public et un goût pour l’action. Plusieurs parcours sont possibles pour réaliser cette ambition, le concours externe constituant la principale voie d’accès à la formation. Ce concours gardien de la paix se déroule généralement à l’automne (même si des sessions peuvent être organisées au printemps comme en 2018) et ses épreuves de sélection appellent des compétences multiples, allant du rédactionnel aux tests logiques en passant par des épreuves sportives, des tests d’attention et un entretien de sélection poussé. En bref, un menu copieux réservé aux candidats motivés et sûrs de leur projet.

Les épreuves écrites d’amissibilité : savoir(bien)  lire et rédiger !

Les épreuves d’admissibilité sont principalement constituées d’une étude de texte et de tests psychotechniques (qui ne comptent pas pour l’admission mais sont utilisés comme support pour la deuxième phase d’entretien).

  • L’étude de texte – Durée 2 h 30  – Note éliminatoire inférieure à 5/20 – Coefficient 4

 Le candidat est amené à plancher sur un document d’une page et demie environ (tiré d’un article de presse ou d’un ouvrage) portant sur un thème de société.  L’épreuve se décompose en deux parties : des questions de compréhension et une composition plus approfondie pour développer une réflexion et argumenter son point de vue.

La qualité des idées, la profondeur des arguments et des exemples qui les illustrent sont requis dans cet exercice plutôt technique. Le candidat doit également montrer des aptitudes rédactionnelles (orthographe et syntaxe), un bagage fondamental pour des professionnels appelés à rédiger des rapports d’enquête et consigner des témoignages.

Les candidats inscrits en prépa concours gardien de la paix à IRSS pourront revoir les fondamentaux linguistiques, apprendre un cours de culture générale dédié et s’entraîner sur des épreuves « grandeur nature ». Un plus indéniable pour ceux qui manqueraient d’aisance à rédiger.

  • Les tests psychotechniques – Durée 2 h 30 – Le test compte pour l’épreuve d’admission

Les candidats sont appelés à réfléchir sur des tests d’aptitude dits « psychotechniques ». Cette épreuve vise à évaluer le « profil psychologique des candidats et les qualités particulières requises pour exercer le métier de policier » selon la formulation officielle.

Sens pratique et logique, capacités de déduction et d’attention, repérage dans l’espace, calculs et capacité d’organisation sont au fondement de ces tests qui sortent des sentiers battus académiques.  Les résultats sont communiqués aux membres du jury et servent de support lors de l’épreuve d’entretien d’admission. Là encore le candidat bien entraîné ne sera pas pris au dépourvu ni surpris par des configurations d’épreuves décalées par rapport à ce qu’il a pu travailler durant sa scolarité.

Les épreuves d’admission : être bien dans sa tête et bien dans son corps

Une fois admis au deuxième groupe, le candidat peut se concentrer sur de nouvelles épreuves, moins théoriques que les précédentes. Cette fois, place au sport et au entretiens pour valider les aptitudes physiques et la cohérence du projet professionnel.

  • Les preuves d’exercices physiques – Note éliminatoire inférieure à 7/20 (à l’une ou l’autre des 2 épreuves) – Coefficient 3

Les épreuves sportives s’organisent en deux temps : un parcours d’habileté motrice et un test d’endurance cardio-respiratoire (test dit de « Luc Léger »).

  • Le parcours est formé de 10 ateliers et doit être réalisé le plus rapidement possible en respectant les consignes, la moindre faute ou erreur dans le parcours étant sanctionnée d’une pénalité : porter un sac lesté jusqu’à la ligne d’arrivée sans poser le sac, faire des pompes parfaites (5 pour les hommes, 3 pour les femmes), franchir des haies, passer en équilibre sur une poutre, réaliser des multi-bonds dans des cerceaux, former des appuis alternés, franchir de barrières, passer une échelle horizontale, ramper sans toucher les barres, courir en slalom…
  • Le test d’endurance cardiorespiratoire est un test « Luc Léger » qui impose d’atteindre des paliers (palier 4.15 pour les femmes ; 6.30 pour les hommes). Il s’agit de courir des zones de 20 mètres en atteignant la zone cible en fonction d’un bip sonore qui s’accélère à mesure que le candidat franchit les paliers…

Habileté, force, vitesse, souplesse, équilibre, endurance… les compétences testées lors de ces épreuves sont multiples et requièrent une forme physique indéniable. Mais le bon niveau général ne suffit pas : il faut aussi s’entraîner pour se sentir à l’aise dans les épreuves sportives et obtenir une bonne note (coefficient 3, rappelons-le), voire ne pas se faire éliminer… Là encore l’expérience et l’expertise développées à IRSS, école du sport depuis 30 ans, permettront aux candidats de s’entraîner dans des environnements dédiés et des infrastructures adaptées.

Rappelons que les deux épreuves se déroulent dans la foulée, avec très peu de temps de récupération entre les deux. Plan d’entraînement adapté et condition physique au top sont impératifs pour les réussir parfaitement.

  • Le test sous forme de questions/réponses interactives – Durée 20 mn – Coefficient 3

Les candidats sont soumis à des images à propos desquelles sont posées des questions. Ils disposent de quelques secondes après avoir visionné ces diapositives pour répondre. Il peut s’agir d’un portrait-robot à mettre en rapport avec des photos « réelles », d’évaluer la distance entre des éléments d’une scène, de se souvenir de la couleur d’un objet…

Les qualités requises ici sont le sens de l’observation, l’acuité de la perception, la mémoire, la concentration, la vigilance sur des points de détail qui peuvent avoir leur importance. On reconnaît bien là des qualités essentielles du travail de police !

  • Entretien avec le jury – Durée 25 mn – Note éliminatoire inférieure à 5/20 – Coefficient 4

L’entretien permet de cerner la personnalité du candidat et de valider que ses savoir-être sont en adéquation avec les exigences de la profession. Des questions de culture générale peuvent être posées pour valider que le candidat ne « débarque » pas mais est bien investi dans le monde et la société ! Sa motivation est sondée à travers son parcours (un CV détaillé est à disposition du jury). Le jury dispose aussi des résultats des tests psychotechniques passés au moment de l’admissibilité (et interprétés par le psychologue) comme aide à la décision.

Là encore, les épreuves d’entretien ne s’improvisent pas ! Une préparation très en amont et un entraînement aux spécificités de ces épreuves permettent d’éviter les mauvaises surprises, de se laisser décontenancer par des questions « pièges »…

Ouf ! Ça y est ! Voilà le concours terminé… On peut s’étonner de la densité du parcours requis pour entrer dans la police. Mais la lourdeur des responsabilités endossées par ces professionnels de la sécurité publique impose une sélection rigoureuse en amont. Tout le monde ne peut pas devenir gardien de la paix. Le travail réalisé dans une préparation au concours comme IRSS permet non seulement au jeune qui vise cette profession de s’entraîner pour les épreuves, mais aussi d’évoluer dans son projet pour gagner en maturité. Une école de vie en sommes. 

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