La nouvelle épreuve écrite du concours Gardien de la Paix : un ancrage plus professionnel !

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe pour bon nombre de candidats au concours de gardien de la paix : l’épreuve écrite change en 2019… Au lieu de la traditionnelle « étude de texte », exercice plus ou moins scolaire qui visait à évaluer les capacités de compréhension, d’explicitation et de rédaction des candidats, les futurs policiers devront plancher sur une « étude de cas pratique », une mise en situation plus en phase avec les exigences du terrain. Un virage à 180° qui appelle une maîtrise très différente des attendus académiques ! Revue de détail d’une épreuve pratique sur laquelle se sont déjà penchées les équipes pédagogiques d’IRSS.

Une épreuve originale et moins scolaire

L’épreuve passe de 2h30 à 3h et affiche des ambitions plus pragmatiques que les anciens sujets de compréhension de texte. Rappel du libellé officiel de la nouvelle épreuve :

« A partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, résolution d’un ou de plusieurs cas pratiques consistant en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans les missions du corps. »

Le concours écrit se veut donc plus ancré dans le terrain professionnel. Il s’agit d’une (ou plusieurs) mises en situation fictive(s) à partir de laquelle ou desquelles sont posées des questions auxquelles le candidat doit répondre à l’aide des documents fournis.

Les jurys entendent ainsi évaluer chez le candidat ses « capacités de discernement » (comprendre l’enjeu d’une situation, la problématique qu’elle sous-tend), son aptitude à « évaluer une situation » (en comprendre les causes et les conséquences, percevoir les difficultés qu’elle recèle), son « aptitude à formuler des propositions », (autrement dit à agir de manière pertinente et légale, à adopter le comportement qui convient à tout bon professionnel).

Pour l’aider dans sa réponse, le candidat est aidé de nombreux documents : extraits d’articles de lois, de décrets ou d’arrêts, de circulaires, notes internes, articles de presse, extraits d’ouvrages, graphiques et données chiffrées…

Une méthodologie qui s’appuie plus sur les « savoir-être » et « savoir-faire » que sur les savoirs

Il est bien précisé que « les cas pratiques proposés ne nécessitent pas de connaissances spécifiques et sont accessibles tant au public externe qu’au public interne. » La résolution des situations décrites dans le sujet ne passe donc pas par une expérience préalable du terrain mais par « le bon sens » qui sied à un futur professionnel (comme à tout bon citoyen) et surtout par l’analyse des documents (qui stipulent ce qu’il est légalement nécessaire et possible de réaliser selon les contextes).

Même s’il n’est pas demandé explicitement une réponse en parties et sous-parties, le candidat aura intérêt à construire son travail avec méthode et clarté pour ne pas perdre son lecteur. Les situations concrètes envisagées appellent de comprendre la situation, de l’analyser et de la résoudre à travers une décision d’action. La structure qui dessine les éléments de réponse est en ce cas assez logique : en répondant aux questions les unes après les autres dans l’ordre où elles sont proposées, il convient d’abord d’établir un constat, puis de formuler une évaluation avant d’envisager la ou les solution(s).

Le jury évalue diverses compétences chez le futur policier : 

  • « analyser la situation professionnelle proposée » : il s’agit de comprendre ce qui constitue le « nœud » problématique de la situation ;
  • « hiérarchiser et synthétiser les informations contenues dans le dossier » : c’est la mise en lien des informations fournies par les textes avec la réalité de la situation décrite ;
  • « rechercher les solutions appropriées au regard du contexte proposé », « prioriser les actions nécessaires », « prendre des initiatives », « formuler des propositions pratiques et opérationnelles » : le candidat est appelé à prendre position, à envisager des actions concrètes en phase avec le bon sens, le contexte opérationnel et la conformité avec les textes de loi et directives ;
  • « se projeter dans un collectif de travail », « se projeter dans une organisation hiérarchique (droits et devoirs) : le candidat est appelé à respecter l’esprit de corps de la police nationale, son organisation et son fonctionnement.
  • « rédiger (qualité de l’expression, de la rédaction, de l’orthographe) » et « gérer le temps imparti (3 heures pour traiter l’épreuve) » : les qualités rédactionnelles ne sont pas optionnelles dans le métier de gardien de la paix mais fondamentales pour décrire avec toute la précision requise la complexité des situations envisagées.

Bien entendu les étudiants inscrits à IRSS auront déjà travaillé les divers aspects de cette épreuve en cours de méthodologie et se seront entraînés en concours blanc. Si vous aussi vous voulez vous devenir policière ou policier et réussir les épreuves du concours, rejoignez le spécialiste de la préparation aux concours de la défense et de la sécurité.

Pour en savoir plus

La prépa Gardien de la Paix 

Les prépas Défense et Sécurité Publique 

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