Du nouveau concernant les sélections en écoles d’aide-soignant

Alors que les décrets d’application concernant les nouvelles modalités de sélection en école d’aide-soignant et auxiliaire de puériculture ne sont toujours pas sortis, Agnès Buzyn a enfin donné quelques pistes sur la manière dont seront sélectionnés les candidats à l’avenir. Lors de son déplacement à l’IFAS de Nanterre, le 12 février dernier, la ministre de la santé et des solidarités a annoncé des mesures transitoires pour ne pas pénaliser ceux qui passent un concours en mars, puis une sélection sur dossier et entretien à partir de septembre 2020. Les pistes sont tracées, les clarifications restent à venir…

Une sélection fondée sur un dossier puis un entretien

Faisant le constat d’un déficit d’attrait pour la profession d’aide-soignant dans un contexte où les besoins vont pourtant devenir immenses, la ministre s’est appuyée sur le rapport remis par Myriam El Khomeri le 29 octobre 2019 pour annoncer un certain nombre de mesures destinées à rendre le métier et la formation davantage attractifs.

Considérant que « le concours actuel d’aide-soignant ne permet pas de valoriser de façon satisfaisante certaines compétences humaines absolument essentielles pour l’exercice du métier d’aide-soignant », la ministre a décidé de remplacer les anciennes épreuves d’admission par une sélection sur dossier puis entretien : « un système d’examen de dossiers qui permettra d’identifier des compétences clés pour ce métier, et, pour ceux qui auront été sélectionnés, cet examen sera complété par un entretien, pour confirmer l’inscription et s’assurer de la pertinence de cette orientation. »

Une réflexion sera également menée, dès 2021, pour imaginer l’articulation de la formation aide-soignant (de niveau 3, CAP-BEP, anciennement niveau V) avec la plateforme Parcoursup (qui vise le supérieur, donc le niveau 4, anciennement IV)

Agnès Buzyn a tenu à préciser que « supprimer le concours, ce n’est pas baisser le niveau d’exigence », autrement dit que « l’évaluation des candidats restera sélective ». L’objectif reste le même que celui qui préside à l’évolution des autres études de santé : « diversifier les parcours et favoriser les compétences et les projets plutôt que les connaissances. »

La ministre a annoncé un « dispositif transitoire, notamment pour ceux qui préparent en ce moment le concours. » Une bonne nouvelle pour nos étudiants en classe préparatoire qui attendaient de valoriser leurs acquis.

Le métier revalorisé et une formation renforcée

Pour redonner de l’attractivité au métier et lutter contre les stéréotypes, Agnès Buzyn a souligné les nouvelles missions cruciales qui seront au cœur du métier d’aide-soignant : un meilleur accompagnement de la personne, une collaboration au projet de soins personnalisé et une implication dans la prévention des risques.

La refonte de la formation initiale passera de 10 mois à 12 mois, autour de nouveaux enseignements : repérage des fragilités, prévention de la perte d’autonomie ou encore le raisonnement clinique en équipe pluri-professionnelle. En plus de leurs études, les aides-soignants intervenant auprès des personnes âgées pourront bénéficier d’une nouvelle formation collective certifiante centrée sur les besoins des personnes âgées, d’une durée de 3 semaines.

IRSS continuera à accompagner les personnes vers la formation d’aide-soignant : stages, montée en compétences, valorisation de l’expérience pour la constitution du dossier, préparations aux entretiens :  les candidats désirant passer le cap des sélections dans les meilleures conditions pourront toujours compter sur IRSS, le professionnel de l’accompagnement aux études de la santé depuis 30 ans.

Pour en savoir plus

La prépa Aide-Soignant

Les prépas paramédicales d’IRSS 

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