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L’été pour préparer sa bascule : 5 étapes pour préparer une reconversion professionnelle

Si l’idée de vous reconvertir dans le sport, la santé ou la petite enfance vous trotte dans la tête, l’été est le bon moment pour avancer, sans forcément tout changer tout de suite. Ces prochaines semaines peuvent être mises à profit pour faire le point sur ses motivations, vérifier ses droits à la formation (CPF, France Travail, Transitions Pro), explorer concrètement les métiers qui intéressent, monter son dossier de candidature, et se projeter sur une entrée en formation à la rentrée.

Il y a quelque chose dans l’été qui rend les grandes décisions plus faciles à envisager : moins de pression professionnelle, un peu de recul, du temps pour lire et pour réfléchir plus sereinement. Voici cinq choses à faire dans les prochaines semaines pour transformer une idée de reconversion en projet concret.

Étape 1 — Faire le vrai bilan de ses motivations

Avant de regarder les formations, il est utile de mettre des mots sur ce qui pousse à vouloir changer. Une reconversion qui fonctionne est presque toujours portée par une raison précise, pas seulement par une lassitude du poste actuel.

Quelques questions à se poser, par écrit si possible :

  • Qu’est-ce qui manque aujourd’hui dans le poste actuel : le sens, le contact humain, le mouvement, l’autonomie ?
  • Existe-t-il déjà une expérience, même non professionnelle, dans le sport, la santé ou auprès d’enfants (bénévolat, club, garde d’enfants, engagement associatif) ?
  • Un salaire de départ plus modeste que le poste actuel est-il envisageable, le temps de s’installer dans le nouveau métier ?

Cette dernière question mérite d’être posée sans détour : les métiers du sport, de la santé et de la petite enfance sont porteurs de sens, mais les salaires de démarrage y sont souvent proches du SMIC ou légèrement au-dessus. La progression existe, et se construit avec l’expérience.

Étape 2 — Vérifier ses droits et ses solutions de financement

Une reconversion se prépare aussi sur le plan administratif, et l’été est un bon moment pour s’en occuper avec davantage de disponibilité.

  • Le compte personnel de formation (CPF) : une connexion sur moncompteformation.gouv.fr permet de voir le montant disponible et de vérifier l’éligibilité des formations envisagées.
  • Le dispositif Transitions Pro (ex-CIF), pour les salariés visant une reconversion longue, avec maintien partiel de salaire pendant la formation.
  • France Travail, pour les personnes en recherche d’emploi : certaines formations peuvent être financées ou complétées par une aide au retour à l’emploi.
  • Le contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, ouvert aussi aux adultes jusqu’à 29 ans révolus (et sans limite d’âge dans certains cas pour les personnes reconnues travailleuses handicapées ou créatrices d’entreprise) : une option intéressante pour se former tout en étant rémunéré.

Un échange avec un conseiller en évolution professionnelle (gratuit) permet souvent d’y voir beaucoup plus clair en une heure.

En savoir plus sur les solutions de financement

Étape 3 — Explorer les métiers concrets et leurs réalités

C’est l’étape où beaucoup de projets de reconversion s’arrêtent trop tôt, faute d’informations précises. Voici un aperçu réaliste des métiers accessibles dans le sport, la santé et la petite enfance, et des formations qui y mènent.

Les métiers du sport

Coach sportif en salle, éducateur sportif polyvalent en collectivité ou en association, maître-nageur sauveteur : le secteur du sport recrute sur des profils variés selon le goût pour l’encadrement individuel, l’animation de groupe ou la sécurité aquatique. Le BPJEPS, préparé en 10 à 18 mois et le plus souvent en alternance, permet d’accéder à ces différents métiers selon la spécialité choisie.

Les métiers de la petite enfance

Auxiliaire petite enfance en crèche ou micro-crèche, agent en école maternelle, garde d’enfants à domicile : ce sont des métiers de terrain, au contact direct des jeunes enfants et de leurs familles. Le CAP AEPE et le TP IEPE ouvrent tous les deux vers ces débouchés, avec des durées et des rythmes de formation différents selon le profil.

Les métiers de la santé et du social

Secrétaire médicale en cabinet médical, clinique ou laboratoire, mais aussi les métiers du travail social (éducateur spécialisé, moniteur-éducateur, assistant de service social) accessibles après une prépa concours : ce secteur couvre des réalités très différentes, du poste administratif à l’accompagnement social au long cours. La formation de secrétaire médicale (SAMA à Paris) permet une entrée rapide dans la vie active, tandis que les prépas concours préparent à l’entrée en IFSI ou en école du travail social.

Découvrez nos témoignages d’anciens apprenants Secrétaire médicale en reconversion

En début de carrière, les rémunérations démarrent le plus souvent entre le SMIC et environ 1 900 € brut par mois selon le secteur et la spécialité, avec une progression réelle au fil de l’expérience, des responsabilités prises ou de formations complémentaires.

SI vous n’êtes pas sûr de vous engager dans la bonne formation dès septembre, plusieurs solutions permettent de tester concrètement l’intérêt pour un métier :

  • Une période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), proposée par France Travail, pour observer ou pratiquer quelques jours dans une structure du secteur visé, sans engagement.
  • Un stage d’observation ou un engagement bénévole ponctuel, dans une association, un club sportif ou une structure d’accueil du jeune enfant.
  • Les fiches métiers, pour comparer les missions réelles avec l’idée que l’on s’en fait.
  • Un échange direct avec un conseiller en formation IRSS, qui peut orienter vers d’anciens diplômés ou des professionnels en poste pour un retour de terrain concret.

Étape 4 — Monter un dossier de candidature qui tient la route

Une reconversion se défend sur dossier, surtout quand le parcours précédent n’a rien à voir avec le sport, la santé ou la petite enfance en apparence.

  • Valoriser l’expérience transférable. Un poste en relation client, en management d’équipe ou en gestion de projet a souvent plus de points communs avec l’encadrement sportif ou l’accompagnement d’enfants qu’il n’y paraît : patience, sens de l’écoute, gestion de groupe, pédagogie.
  • Se renseigner sur la VAE (validation des acquis de l’expérience) en cas d’expérience déjà solide dans un domaine proche, même sans diplôme : elle peut parfois permettre de dispenser d’une partie de la formation.
  • Préparer un positionnement clair : pourquoi ce métier, pourquoi maintenant, et quelles démarches ont déjà permis de tester l’attrait pour le secteur (bénévolat, stage d’observation, remplacement ponctuel).

Étape 5 — Se projeter concrètement sur la rentrée

Une reconversion réussie se joue aussi sur le calendrier, pour une entrée en formation visée en septembre :

  • Démarrer les démarches administratives (CPF, Transitions Pro, dossier France Travail) dès maintenant : certains financements demandent plusieurs semaines de traitement.
  • Pour l’alternance, lancer la recherche d’employeur en parallèle de l’inscription en formation car c’est souvent l’étape la plus longue.
  • Prendre contact directement avec un centre de formation comme IRSS pour connaître les places encore disponibles et les modalités d’admission (dossier, entretien, tests selon la spécialité).

Questions fréquentes

Peut-on se reconvertir dans le sport, la santé ou la petite enfance sans diplôme initial dans ce domaine ?

Oui. Le BPJEPS, la formation Secrétaire Médicale, le CAP AEPE et le TP IEPE sont accessibles à toute personne majeure, sans prérequis de diplôme spécifique dans le secteur. L’expérience et la motivation comptent souvent plus que le parcours précédent.

Comment financer sa reconversion vers ces métiers ?

Plusieurs solutions se combinent selon le statut : le CPF, Transitions Pro pour les salariés, les aides France Travail pour les demandeurs d’emploi, ou le contrat d’apprentissage/professionnalisation qui permet d’être rémunéré pendant la formation.

Faut-il accepter une grosse baisse de salaire pour se reconvertir dans ces secteurs ?

Les salaires de départ sont souvent proches du SMIC ou légèrement au-dessus, ce qui peut représenter une baisse par rapport à un poste expérimenté dans un autre secteur. La progression est ensuite réelle avec l’expérience, les responsabilités ou des formations complémentaires.

Peut-on se reconvertir en alternance après ses études, à un âge plus avancé ?

Oui, le contrat d’apprentissage reste accessible aux adultes selon certaines conditions d’âge, et le contrat de professionnalisation est ouvert sans limite d’âge . Ce sont deux options qui permettent de se former tout en étant rémunéré.


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