Nouvelle épreuve écrite du concours de Gardien de la paix : IRSS vous conseille !

Comme nous le formulions dans un précédent article , l’épreuve du concours pour devenir policier a changé. Fini, l’ancienne épreuve plutôt scolaire d’explication de texte : les candidats doivent désormais se « mettre en situation », autrement dit résoudre des « cas pratiques » inspirés des réalités du terrain. Durant les 3 heures que dure cette nouvelle épreuve, les futurs gardiens de la paix devront manifester une « sensibilité » professionnelle pour répondre avec pertinence aux questions techniques posées par le dossier. L’équipe pédagogique d’IRSS, composée d’enseignants spécialisés et de professionnels de terrain, s’est penchée sur cette épreuve pour en formuler quelques conseils méthodologiques.

L’objectif de l’épreuve d’étude des cas est clairement notifié : « A partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, résolution d’un ou de plusieurs cas pratiques consistant en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans les missions du corps. »

Le nouveau sujet du concours vise surtout des objectifs pratiques et techniques : il ne fait que fort peu appel à la culture ou à l’imagination des candidats. Il est dès lors nécessaire, pour en venir à bout, de s’astreindre à une méthodologie précise et rigoureuse.

Pour ces conseils méthodologiques, nous nous appuierons sur le corpus de documents édité par le site de recrutement de la police nationale. Nous vous invitons à le télécharger et à en prendre connaissance avant de continuer la lecture.

Etape n°1 : prise d’informations et repérage du corpus de documents

La première lecture des cas pratiques et du corpus de documents constitue une étape essentielle :  il s’agit d’éviter les contresens et mieux planifier son épreuve.  Normalement le corpus global ne doit pas excéder 15 pages. Le nombre de situations à travailler peut aller de 1 à 5…

Une lecture globale du ou des cas pratiques avec les questions associées permet d’en cerner la teneur, de repérer rapidement les thématiques explorées. 

Le candidat doit ensuite prendre connaissance de son dossier à travers un rapide repérage des documents. Cette identification a pour but de se familiariser avec les textes ou les graphiques. Ils s‘agit de cerner les thèmes récurrents et de sonder la nature du corpus à travers le « paratexte », autrement dit les titres, les intertitres, l’origine des documents (circulaires, articles de lois, décrets, articles de journaux…) voire le nom des auteurs… Le candidat informé pourra ainsi effectuer un préclassement afin de catégoriser les textes qui serviront à ancrer les éléments de réponse dans la « légalité » et ceux qui aideront à l’analyse et la prise de décision.

Pour faciliter le repérage des documents qu’on voudra citer, il faut se munir impérativement de cinq surligneurs de couleur différentes (ex : le rouge pour les références au sujet 1, le bleu pour le sujet 2 etc…)

Certains textes du corpus seront appelés plusieurs fois pour différents sujets (en général, ce sera les articles 40 et 78 du CPP qui définissent le rôle du gardien et l’article 53 du CP qui définit le flagrant délit). Dans ce cas, on peut  mettre en marge un, deux ou trois traits des surligneurs  de couleur différentes en face des textes afférents aux sujets  1, 3 , 5 par exemple.

Etape n°2 : analyse de la situation et des enjeux qu’elle sous-tend

Il s’agit cette fois de repérer dans la situation le « nœud » problématique qui est sous-tendu et le mettre en lien avec les questions.

Exemple

CAS 1. Pour votre premier poste, vous êtes affecté en qualité de gardien de la paix stagiaire au sein du commissariat de Xville, à l’unité d’intervention et de police secours (UIPS) de jour. L’UIPS est placée sous la responsabilité du commandant de police Jean. Votre chef direct est le brigadier-chef Robert.

A la prise de service, le brigadier chef Robert vous informe que vous ne patrouillerez pas aujourd’hui mais que vous serez employé à l’accueil du commissariat pour faire face à l’absence de l’agent dédié à cette fonction.

Vous répondrez aux questions suivantes en vous aidant des documents fournis.

– Comment réagissez-vous à l’annonce de votre chef de brigade ? Pourquoi ?

– Vous êtes affectés en police secours, pensez-vous que cette mission d’accueil vous incombe ?

   Expliquer votre point de vue.

– Que pensez-vous de la mission d’accueil au sein d’un commissariat ?

   Selon vous, en quoi consiste-t-elle ? A quelles situations pouvez-vous être confronté ?

– Quelles qualités vous semblent indispensables pour occuper cette fonction d’accueil ? Pourquoi ?

Le document marque que vous êtes stagiaire et que vous devrez vous acquitter d’une tâche d’accueil au lieu de patrouiller. C’est autour de cette mission spécifique de l’accueil que se joue le « nœud » de la situation et autour de laquelle sont posées les questions. Même (et surtout !) si vous visez la profession de policier pour « l’action », cette mission d’accueil est essentielle dans le travail de police et vous devrez la mener avec toutes les compétences et le sérieux exigées. On insiste sur le lien de subordination hiérarchique : il faudra rendre compte des situations aux officiers.

CAS 2. Il est 16 h 00, un véhicule double une voiture de police à très vive allure et percute quelques instants après un piéton engagé sur un passage protégé. Le véhicule a fait une embardée suite à l’accident mais ne s’arrête pas et poursuit sa course folle en direction du nord de la ville. Sur le trottoir, à hauteur du passage protégé, une femme a vu toute la scène et est totalement ébahie par les faits qui viennent de se produire. Elle reste figée sur le trottoir.

La victime a été projetée à environ 4 mètres du point d’impact. Elle est au sol et ne bouge pas. Vous êtes dans ce véhicule de police avec deux collègues. Mais aucun d’entre vous n’a eu le temps de relever l’immatriculation du véhicule. Vous n’avez que les éléments suivants : il s’agit d’une voiture blanche de marque Audi type A3 avec des bandes latérales de couleur orange.  A cette heure de la journée plusieurs véhicules de police patrouillent dans la ville, il y a également les motards de la police nationale et deux véhicules de la brigade anti-criminalité.

Au final, la victime s’en sortira avec une fracture ouverte au niveau du tibia gauche.

– Vous répondrez aux questions suivantes en vous aidant des documents fournis.

– À votre avis, que devez-vous faire en priorité ? Détaillez et justifiez votre réponse.

– Selon vous, comment doit se dérouler l’intervention de la police nationale ?

Cette fois la situation s’inscrit dans l’action et même dans l’urgence… Nous sommes en face d’un accident consécutif à de multiples infractions et suivi d’un délit de fuite (il s’agit de le caractériser comme tel et les documents juridiques vous y aideront). Un piéton est au sol et est peut-être gravement blessé (on indique qu’au final il ne s’agissait que d’une fracture mais vous ne le savez pas à ce moment). Dans un tel contexte, avec les éléments dont vous disposez, il faudra évaluer quelles actions vous devez réaliser en priorité : on sent que c’est autour de cette « priorisation » que se situe l’enjeu de ce cas pratique (au plan de la sécurité, de la légalité et de « l’éthique ») : prêter assistance au blessé ? Poursuivre le fuyard ou plus sûrement alerter les autres policiers en patrouille sur la base des indices dont vous disposez ? Sécuriser les lieux ? Comment se répartir l’exécution des tâches entre collègues ?…

Etape n°3 : connaissance de quelques fondamentaux professionnels

On ne demande pas au candidat, qui n’a même pas encore fait sa formation, de connaître les procédures détaillées et la législation sur les cas pratiques dont il est question !
Les situations trouvent toutes leur résolution strictement légale dans les articles, circulaires et décrets proposés dans le corpus. Le candidat doit s’y référer pour justifier sa décision. Nul besoin d’être juriste pour réussir ce sujet…

Cependant, le candidat au concours gardien de la paix sera bien inspiré de respecter des FONDAMENTAUX dans les procédures : au-delà du « bon sens », se mettre en conformité avec la légalité, la déontologie et la sécurité de la police, c’est atteindre une posture professionnelle susceptible de démarquer sa copie.

  1. Observation et évaluation de la situation. On rappelle qu’il faut tenir compte de tous les paramètres pour prendre la décision qui s’impose : le contexte de travail et la situation du gardien de la paix (patrouille, PSQ, stagiaire, repos, congés…), les lieux (aire urbaine, cité sensible, axe à forte circulation, parking, accueil au poste…), les circonstances (VIGIPIRATE, alerte attentat, état d’urgence…). Tout ces éléments contextuels qui entourent l’incident auront un impact sur les décisions que vous prendrez.
  2. Comment ne pas se mettre en situation de danger soi-même, protéger les victimes, les usagers et l’auteur ?
  3. Répartition des rôles si on est plusieurs.
  4. Donner la priorité à la victime.
  5. Prévenir les secours. 
  6. Connaitre les moyens dont on dispose (radio, armement, téléphone, gants, kit de secours).
  7. Si scène d’accident, s’occuper de la circulation 
  8. Faire un compte-rendu immédiat à l’Autorité.
  9. Interpellation en respectant des techniques de sécurité (règle de la triangulation, palpation de sécurité) – Neutralisation si le suspect est armé.
  10. Appel aux renforts si nécessaire.
  11. Gel des lieux, inviter les badauds à s’écarter, utiliser la rubalise, premières recherches de traces et indices (douille, mégot, traces de sang) dans l’attente de la police scientifique.
  12. Recueil des éléments de preuves (armes, couteaux etc.), pour remise à la police scientifique. Prises de photos des lieux et de l’environnement (c’est autorisé au portable) en attendant la police scientifique car la scène peut se dégrader (pluie…arrivée de bandes…).
  13. Prise d’identité des témoins.
  14. Repérage des caméras de surveillance.

Etape n°4 : Analyse des documents en lien avec la situation

Dans le cas n°2, pour évaluer l’urgence des interventions, le code pénal et le code de déontologie proposés dans le corpus fournissent des éléments objectifs à invoquer pour « prioriser les actions »

Extraits Code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale

[…]

Article R. 434-10

Le policier ou le gendarme fait, dans l’exercice de ses fonctions, preuve de discernement. Il tient compte en toutes circonstances de la nature des risques et menaces de chaque situation à laquelle il est confronté et des délais qu’il a pour agir, pour choisir la meilleure réponse légale à lui apporter.

Article R. 434-14

Le policier ou le gendarme est au service de la population.

Article R. 434-20

Sans se départir de son impartialité, le policier ou le gendarme accorde une attention particulière aux victimes et veille à la qualité de leur prise en charge tout au long de la procédure les concernant. Il garantit la confidentialité de leurs propos et déclarations..

 

Extraits du code pénal

Article 434-10

Le fait, pour tout conducteur d’un véhicule ou engin terrestre, fluvial ou maritime, sachant qu’il vient de causer ou d’occasionner un accident, de ne pas s’arrêter et de tenter ainsi d’échapper à la responsabilité pénale ou civile qu’il peut avoir encourue, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. […]

 

On voit ici que le code pénal caractérise clairement l’infraction de délit de fuite : le policier est donc en droit de prendre en chasse et d’arrêter le suspect. Mais le code de déontologie est clair : le policier « tient compte en toutes circonstances de la nature des risques et menaces de chaque situation » et si la victime est au sol dans un état peut-être très grave il s’enquiert D’ABORD de son état  (« Le policier ou le gendarme est au service de la population ») puis veille à sa prise en charge par les secours (« le policier ou le gendarme accorde une attention particulière aux victimes et veille à la qualité de leur prise en charge tout au long de la procédure les concernant »). Dès lors que les secours sont appelés et la victime sécurisée et assistée, la recherche du délinquant peut commencer. Une voiture en patrouille guidée par le votre signalement pourra s’acquitter de cette tâche.

Le candidat peut s’appuyer sur des articles de journaux pour évaluer la manière de « pourchasser » ce délinquant.

Exemple de document en lien avec la situation 2.

Délit de fuite à Cognac : la police recherche une Clio de couleur bordeaux

A La Une Cognac- Publié le 24/10/2017 à 14h49

Un motard de 17 ans a été percuté par une voiture, dimanche, route de Segonzac. Les enquêteurs lancent un appel à témoin.

L’accident a été spectaculaire, mais les dégâts sont relativement limités. Dimanche, vers 16h15, un jeune homme à moto a été percuté par une voiture. « On aurait dit qu’il avait fait ça volontairement », témoigne un ami de la victime, qui le suivait en moto. « Pourtant, il n’y avait eu aucun contact avant sur la route qui pourrait expliquer ce geste. C’est assez choquant. Le conducteur est parti sans s’arrêter, alors qu’il a forcément dû voir quelque chose. »

Une embardée du conducteur

Le motard, âgé de 17 ans, est étudiant au Centre de formation des apprentis de Cognac. Il circulait sur la D24, sur la route de Segonzac, en direction de Cognac. Un véhicule s’est présenté au niveau des trois amis à moto pour les doubler. Un premier choc a été évité. Mais le jeune apprenti a fait les frais d’une embardée du conducteur, au niveau de la base aérienne. Il a été éjecté de sa moto, vers le ravin du champ voisin. Sa clavicule étant cassée, il a été opéré lundi. Mais personne n’a eu le temps de noter la plaque d’immatriculation.

Les enquêteurs viennent donc de lancer un appel à témoin. Toute personne susceptible d’avoir des informations sur une Clio de couleur bordeaux est priée de contacter le commissariat de Cognac au 05 45 36 38 50.

Au-delà du contexte totalement différent par rapport à la situation précédente, on repère au moins deux similitudes entre cet article et le cas envisagé : le délit de fuite et l’absence de signalisation précise concernant le véhicule coupable : « personne n’a eu le temps de noter la plaque d’immatriculation ». La suite indique ce que les policiers ou les gendarmes ont fait : « lancer un appel à témoin »… Peut-être cette procédure pourrait-elle être envisagée si, comme il est spécifié dans le cas n°2, les «  véhicules de police [qui] patrouillent dans la ville, […] les motards de la police nationale et deux véhicules de la brigade anti-criminalité » ne l’ont pas pris en chasse avant.

Le choix des éléments à utiliser pour répondre aux questions est déterminant pour justifier les réponses aux questions posées.

Etape n°5 : réponse aux questions et rédiger

 Même s’il n’est pas demandé explicitement une réponse en parties et sous-parties, vous aurez intérêt à construire votre travail avec méthode et clarté. Les situations concrètes envisagées appellent de comprendre la situation (1), de l’analyser (2) et de la résoudre à travers une décision d’action (3). La structure qui dessine les éléments de réponse est en ce cas assez logique : en répondant aux questions les unes après les autres dans l’ordre où elles sont proposées, il convient d’abord d’établir un constat, puis de formuler une évaluation avant d’envisager la ou les solution(s).

Il faudra citer les sources (numéro de document, textes de loi, extraits d’article ou de livres) en mettant entre guillemets les citations. On n’oubliera pas d’utiliser les crochets pour  « tronquer » les citations ou pour les « alléger » en supprimant des éléments contenus dans le doc qui ne vous intéressent pas.

Exemple : soit l’article de loi suivant :

Article 434-10

Le fait, pour tout conducteur d’un véhicule ou engin terrestre, fluvial ou maritime, sachant qu’il vient de causer ou d’occasionner un accident, de ne pas s’arrêter et de tenter ainsi d’échapper à la responsabilité pénale ou civile qu’il peut avoir encourue, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende…

Vous pourrez le citer partiellement ainsi : Il faut rappeler que « le fait, pour tout conducteur d’un véhicule […], sachant qu’il vient de causer ou d’occasionner un accident, de ne pas s’arrêter et de tenter ainsi d’échapper à [ses responsabilités], est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. »

Les copies sont corrigées par des officiers de police qui sont des juristes et qui sont sensibles aux termes juridiques. Il sera donc opportun d’employer des expressions qui montrent un minimum de culture juridique

Il faut si possible employer les expressions ad hoc : « constatations », « interpellation », « relevé des traces et indices », « contrôle d’identité », « appel à l’autorité », « compte-rendu »…

Pour ne pas se répéter dans les argumentations successives et pour aborder un chapitre différent, on emploiera les liens et connecteurs logiques (« en l’espèce… », « en raison de… », « poursuivant notre action »…)

Il ne s’agit de se montrer le plus clair et le plus factuel possible.

Evidemment le candidat sera bien inspiré de se relire pour fournir un travail syntaxiquement correct et dénué de fautes d’orthographe.

Vous aussi, vous désirez passer le concours pour intégrer la police nationale et devenir Gardien de la Paix ? Préparez-vous efficacement en rejoignant une école d’excellence animée par des spécialistes et des professionnels du secteur. Avec IRSS, multipliez vos chances de réussite !

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe pour bon nombre de candidats au concours de gardien de la paix : l’épreuve écrite change en 2019… Au lieu de la traditionnelle « étude de texte », exercice plus ou moins scolaire qui visait à évaluer les capacités de compréhension, d’explicitation et de rédaction des candidats, les futurs policiers devront plancher sur une « étude de cas pratique », une mise en situation plus en phase avec les exigences du terrain. Un virage à 180° qui appelle une maîtrise très différente des attendus académiques ! Revue de détail d’une épreuve pratique sur laquelle se sont déjà penchées les équipes pédagogiques d’IRSS.

Une épreuve originale et moins scolaire

L’épreuve passe de 2h30 à 3h et affiche des ambitions plus pragmatiques que les anciens sujets de compréhension de texte. Rappel du libellé officiel de la nouvelle épreuve :

« A partir d’un dossier ne pouvant excéder 15 pages, résolution d’un ou de plusieurs cas pratiques consistant en des mises en situation guidées par des questions. Cette épreuve est destinée à évaluer les capacités rédactionnelles, de compréhension d’une situation professionnelle, d’analyse et de synthèse des candidats ainsi que leur faculté à se projeter dans les missions du corps. »

Le concours écrit se veut donc plus ancré dans le terrain professionnel. Il s’agit d’une (ou plusieurs) mises en situation fictive(s) à partir de laquelle ou desquelles sont posées des questions auxquelles le candidat doit répondre à l’aide des documents fournis.

Les jurys entendent ainsi évaluer chez le candidat ses « capacités de discernement » (comprendre l’enjeu d’une situation, la problématique qu’elle sous-tend), son aptitude à « évaluer une situation » (en comprendre les causes et les conséquences, percevoir les difficultés qu’elle recèle), son « aptitude à formuler des propositions », (autrement dit à agir de manière pertinente et légale, à adopter le comportement qui convient à tout bon professionnel).

Pour l’aider dans sa réponse, le candidat est aidé de nombreux documents : extraits d’articles de lois, de décrets ou d’arrêts, de circulaires, notes internes, articles de presse, extraits d’ouvrages, graphiques et données chiffrées…

Une méthodologie qui s’appuie plus sur les « savoir-être » et « savoir-faire » que sur les savoirs

Il est bien précisé que « les cas pratiques proposés ne nécessitent pas de connaissances spécifiques et sont accessibles tant au public externe qu’au public interne. » La résolution des situations décrites dans le sujet ne passe donc pas par une expérience préalable du terrain mais par « le bon sens » qui sied à un futur professionnel (comme à tout bon citoyen) et surtout par l’analyse des documents (qui stipulent ce qu’il est légalement nécessaire et possible de réaliser selon les contextes).

Même s’il n’est pas demandé explicitement une réponse en parties et sous-parties, le candidat aura intérêt à construire son travail avec méthode et clarté pour ne pas perdre son lecteur. Les situations concrètes envisagées appellent de comprendre la situation, de l’analyser et de la résoudre à travers une décision d’action. La structure qui dessine les éléments de réponse est en ce cas assez logique : en répondant aux questions les unes après les autres dans l’ordre où elles sont proposées, il convient d’abord d’établir un constat, puis de formuler une évaluation avant d’envisager la ou les solution(s).

Le jury évalue diverses compétences chez le futur policier : 

  • « analyser la situation professionnelle proposée » : il s’agit de comprendre ce qui constitue le « nœud » problématique de la situation ;
  • « hiérarchiser et synthétiser les informations contenues dans le dossier » : c’est la mise en lien des informations fournies par les textes avec la réalité de la situation décrite ;
  • « rechercher les solutions appropriées au regard du contexte proposé », « prioriser les actions nécessaires », « prendre des initiatives », « formuler des propositions pratiques et opérationnelles » : le candidat est appelé à prendre position, à envisager des actions concrètes en phase avec le bon sens, le contexte opérationnel et la conformité avec les textes de loi et directives ;
  • « se projeter dans un collectif de travail », « se projeter dans une organisation hiérarchique (droits et devoirs) : le candidat est appelé à respecter l’esprit de corps de la police nationale, son organisation et son fonctionnement.
  • « rédiger (qualité de l’expression, de la rédaction, de l’orthographe) » et « gérer le temps imparti (3 heures pour traiter l’épreuve) » : les qualités rédactionnelles ne sont pas optionnelles dans le métier de gardien de la paix mais fondamentales pour décrire avec toute la précision requise la complexité des situations envisagées.

Bien entendu les étudiants inscrits à IRSS auront déjà travaillé les divers aspects de cette épreuve en cours de méthodologie et se seront entraînés en concours blanc. Si vous aussi vous voulez vous devenir policière ou policier et réussir les épreuves du concours, rejoignez le spécialiste de la préparation aux concours de la défense et de la sécurité.

Pour en savoir plus

Consultez le précédent article « La nouvelle épreuve écrite du concours Gardien de la Paix : un ancrage plus professionnel »

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