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IRSS fête ses 40 ans ! 1986-2026 : retour sur 40 ans de formations professionnelles

C’est une année historique, depuis 1986 IRSS propose des formations professionnelles pour ceux qui prennent soin des autres. 2026 marque donc les 40 ans de l’Institut Régional du Sport et de la Santé (IRSS), l’occasion de revenir sur le parcours pédagogique et les personnes qui ont fait naître et évoluer notre organisme de formation.

L’essentiel

  • L’IRSS a été fondé en 1986 à Cholet, par Maurice Chaline.
  • En 40 ans, la structure se déploie autour de 14 campus en France.
  • Des formations certifiantes dans le sport, la petite enfance, la santé et l’animation sociale.
  • Un organisme certifié Qualiopi, avec un taux de réussite moyen autour de 85% (sessions 24.25).
  • Pour fêter l’événement, chaque site met à l’honneur prestataire et anciens apprenants.
  • De nouveaux projets sont encore à mener pour les années à venir avec de nouvelles ambitions.

1986 : les origines d’IRSS

L’histoire d’IRSS commence à Cholet, avec un homme aux multiples casquettes. Maurice Chaline est masseur-kinésithérapeute de formation, maître d’armes en escrime classé à haut niveau, et il dirige un club de sport associatif, New Gym’s, installé rue de la Moine. Au contact de ses adhérents comme de ses patients, il perçoit très tôt le lien étroit entre le sport et la santé, et l’idée qu’il faut des professionnels formés pour le faire vivre.

C’est de cette intuition que naît IRSS. La société est enregistrée en 1985 et les premières promotions d’éducateurs sportifs démarrent dès 1986. On y prépare alors le BEAE CPC, le brevet d’État d’aptitude à l’enseignement de la culture physique et du culturisme, ancêtre lointain de l’actuel BPJEPS APSF. Les cours se tiennent dans des salles de classe attenantes au club, devenu entre-temps Espace Forme. Les apprenants passent ainsi directement de la théorie au terrain. Maurice Chaline enseigne lui-même l’anatomie et la physiologie à la première promotion, qui compte une vingtaine d’élèves.

Très vite, le bouche-à-oreille fait son œuvre. Les effectifs doublent, et l’école commence à attirer des élèves des départements voisins, puis de toute la France.

En savoir plus sur l’histoire d’IRSS

40 ans d’évolution au rythme des métiers

Les années 1990 : l’essor des prépas et l’ouverture de Nantes

Au début des années 1990, IRSS élargit son offre aux préparations aux concours, à une époque où l’entrée en STAPS se fait encore sur sélection. La prépa STAPS voit le jour entre 1992 et 1995, portée notamment par Olivier Baguenard, ancien élève de l’école devenu associé et formateur. Les locaux devenant trop étroits, IRSS s’installe au 26 rue Nationale à Cholet et lance en 1994 sa prépa kiné, qui deviendra l’une des activités phares de l’institut, avant d’être rejointe par la prépa orthophonie.

Pendant de nombreuses années, IRSS est l’une des meilleures écoles de France sur la prépa kiné avec un taux de réussite bien supérieur à la moyenne nationale.

En 1995, Maurice Chaline concrétise un projet qui lui tient à cœur : ouvrir un campus à Nantes. Le site s’installe rue du Docteur Zamenhof, avec un espace forme, un amphithéâtre et deux salles de classe. Sa direction est confiée à Cédric Chevalier, nantais d’origine et lui-même diplômé d’IRSS Cholet. Le succès est au rendez-vous : environ 90 apprenants la première année, et plus de 600 dix ans plus tard.

Les années 2000 et 2010 : un réseau qui s’étend dans l’Ouest

Après Cholet et Nantes, IRSS poursuit son implantation avec l’ouverture du campus de Rennes en 2000. À partir de 2010, une nouvelle équipe dirigeante, constituée notamment de Philippe Mongodin, donne un coup d’accélérateur au développement de l’institut, en multipliant à la fois les sites et les types de formations. Pour accompagner ce développement, le siège d’IRSS s’installe à Nantes en 2017.  Ce choix facilite l’organisation d’un réseau en pleine expansion, le recrutement des équipes et les liaisons avec l’ensemble des campus. Dans la même année, le rapprochement avec Profil Sup permet ensuite à IRSS de s’implanter à Poitiers et à Tours. La dynamique se poursuit jusqu’à constituer aujourd’hui un réseau de 14 campus.

Des concours aux formations diplômantes

Le milieu des années 2010 marque un tournant. Avec la disparition progressive des concours d’entrée dans les filières paramédicales et sportives, le modèle des prépas qui a fait la réputation d’IRSS perd de sa pertinence. L’institut explore alors de nouveaux horizons. Vers 2015, sous l’impulsion de Cédric Chevalier, IRSS lance une préparation aux métiers de la gendarmerie, et en particulier au concours de gendarmerie (DSP). Pendant plusieurs années, cette formation rencontre un vif succès et affiche de très bons résultats. Les réformes successives du recrutement finissent pourtant par en limiter la visibilité, et IRSS choisit de concentrer ses forces sur les métiers où son expertise est la plus ancrée.

L’institut se réinvente alors autour de formations professionnelles diplômantes, qui mènent directement à l’emploi : les métiers du sport avec les BPJEPS et CQP, puis en 2021 la petite enfance et la santé avec le CAP AEPE et la formation de secrétaire médicale. Cette date marque également le moment où IRSS obtient la certification Qualiopi et intègre une vraie démarche de qualité.

2026 : un nouveau chapitre

En 2025, le campus historique de Cholet rue Nationale déménage rue Eugène Brémond et les centres Espace Forme (Cholet, Nantes) cessent d’exister. IRSS se recentre alors pleinement sur son cœur de métier : la formation. Quarante ans après sa création, l’institut franchit une nouvelle étape : IRSS devient un groupe, qui se développe notamment en rachetant des centres de formation à taille humaine (Sauve Performance, Skhub, Neosup, MyAcadémie). Philippe Mongodin est à la tête de ce groupe, tandis que Pierre-Laurent Félix prend la direction générale de l’entité IRSS. Une ambition commune les guide : rendre les formations accessibles au plus près des apprenants, partout en France.

IRSS aujourd’hui en chiffres

  • Nombre d’apprenants : 2500 apprenants par an
  • Nombre de campus : 14 campus
  • Nombre de formateurs : 120 à temps plein, et jusqu’à 700 formateurs tout contrats confondus en fonction de la périodicité
  • Taux de réussite : entre 75 et 95% sur les formations sport ; Sur les formations Secrétaire Médicale et Cap AEPE au-dessus de 90% de réussite ; en prépa santé/sociale plus de 80% de taux de placement
  • Taux d’insertion 24/25 après la formation : 79% pour les CAP, 87% pour les Secrétaires Médicales, entre 89 et 100% pour les BPJEPS, 84% pour les CQP, entre 73% et 96% pour les post prépas
  • Nombre de partenaires employeurs : 1700 structures partenaires (dont 600/700 pour les structures de stages)

Regards croisés : témoignages de formateurs et des équipes IRSS

L’histoire d’IRSS, ce sont aussi celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Arrivés tous les deux à Cholet au milieu des années 1990, l’un comme étudiant, l’autre comme formateur, Cédric et François ont vu l’institut grandir, se transformer et traverser quatre décennies de réformes. Ils racontent ce qui les a fait rester.

Cédric Chevalier, Directeur du Territoire IRSS

Cédric Chevalier, directeur des opérations : « Il n’y a rien de plus gratifiant que de voir les anciens apprenants réussir »

Arrivé à IRSS comme étudiant en 1990, Cédric a vécu presque toute l’histoire de l’institut, du petit campus de Cholet au groupe d’aujourd’hui. Il a été éducateur sportif, puis fondateur du campus de Nantes, avant de prendre la direction des opérations.

Quand êtes-vous arrivé à IRSS, et qu’est-ce qui vous a donné envie d’y rester ?

« Je suis arrivé en 1990 en tant qu’étudiant à Cholet, pour préparer le tronc commun et le BEAE CPC. En 1994, j’ai été embauché comme éducateur sportif à Espace Forme. Très vite, les dirigeants m’ont fait confiance et m’ont proposé d’ouvrir IRSS Nantes en 1996, en tant que “super coordonnateur”. Vers 2008, avec l’ouverture du site de Nantes Viviani, le poste de responsable de site est apparu : en plus de Nantes, je suis devenu coordonnateur et référent sport pour tous les sites. En 2018, lors de la restructuration d’IRSS en domaines d’activité, j’ai pris la responsabilité du pôle sport au siège, puis intégré la direction de la qualité en 2021. Depuis la réorganisation de 2023, j’ai pris en charge la direction des territoires, puis celle des opérations.

Ce qui m’a donné envie de rester, c’est l’envie de transmettre ce qui m’avait moi-même donné envie de faire ce métier. On m’a toujours fait confiance, on m’a challengé, et j’ai pu participer au développement de l’institut. Ce que nous faisons est vertueux : il y a toujours cette volonté de faire du bon travail et de faire progresser les autres. Il n’y a rien de plus gratifiant que de voir les anciens apprenants réussir. »

Selon vous, qu’est-ce qui fait la singularité d’IRSS ?

« L’investissement de ses équipes et la qualité de ses formations. »

Quel est votre rôle aujourd’hui ?

« En tant que directeur des opérations, je coordonne l’activité d’IRSS en tenant compte de ses impératifs économiques et de la stratégie définie par le groupe. Mon rôle est d’être le lien entre les campus et les fonctions support du siège : faire remonter les besoins du terrain, et faire redescendre les orientations. Cela ne fonctionne que s’il y a de la confiance. »

Quelles grandes évolutions avez-vous vu traverser IRSS ?

« À peu près toutes ! Les réformes successives, les changements de direction et de stratégie, le passage d’un site unique à un groupe, de l’ère des concours à celle des formations professionnelles, puis l’arrivée de la démarche qualité. »

De quoi êtes-vous le plus fier ?

« De mon parcours, de manière générale, et de la reconnaissance que je reçois en interne comme de la part des anciens apprenants. Les changements internes bousculent, et ce n’est pas toujours confortable, mais c’est aussi ce qui fait avancer. »

Comment imaginez-vous IRSS dans 10 ans ?

« Fort. IRSS a toujours su s’adapter à toutes les évolutions grâce à ses dirigeants. L’objectif, c’est de devenir un leader sur le marché de la formation. »

François Rembault, coordonnateur sport et formateur MAPST IRSS Cholet

François Rembault, formateur : « J’ai su transmettre des valeurs, qui sont aujourd’hui retransmises par mes anciens apprenants »

Formateur à IRSS depuis 1995, François Rembault accompagne les futurs professionnels du sport sur le campus de Cholet, notamment en BPJEPS MAPST. Il y a vu passer des générations d’apprenants, dont certains sont devenus ses collègues.

Quand êtes-vous arrivé à IRSS, et qu’est-ce qui vous a donné envie d’y rester ?

« Je suis arrivé en 1995, avec seulement quelques heures d’intervention, en parallèle de mon activité d’entraîneur. J’ai d’abord été éducateur sportif, puis formateur. En 1999, il a fallu choisir entre les deux, et je suis passé à temps plein à IRSS, sur les formations qui préparaient alors au BEES option éducation physique pour tous et option basket-ball, l’équivalent des actuels MAPST option basket-ball. Ce qui m’a donné envie de rester, c’est le plaisir des échanges avec les stagiaires. »

Selon vous, qu’est-ce qui fait la singularité d’IRSS ?

« Le contact humain, et la liberté d’entreprendre : chacun peut apporter sa touche à la formation. Le développement de nouveaux sites en est d’ailleurs la preuve. À Cholet, nous sommes une petite équipe, hyper soudée. »

Comment ont évolué les apprenants que vous accompagnez ?

« Les attentes des jeunes ont changé, et notre rôle est aussi de les aider à devenir acteurs de leur formation. À Cholet, je m’occupe de la vie associative : faire vivre le BDE, monter un bureau, porter des projets. C’est une vraie école de l’engagement, et c’est ce que j’essaie de leur transmettre. »

En quoi votre métier a-t-il changé, et comment votre façon d’enseigner s’est-elle adaptée ?

« Aujourd’hui, il faut être très animateur et savoir trouver les bons mots. Les supports ont changé : on jongle avec les contenus de formation, nos connaissances et nos expériences personnelles. Être passé par le terrain nous rend plus humbles et plus à l’écoute des stagiaires. »

Un apprenant ou un moment qui vous a particulièrement marqué ?

« C’est un grand bonheur de travailler avec d’anciens apprenants devenus mes collègues, comme Ludovic Landais, aujourd’hui responsable du site de Cholet. Je pense avoir su transmettre des comportements et des valeurs, qui sont aujourd’hui retransmis par mes anciens apprenants. »

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui hésite à se lancer ?

« Il n’y a pas d’âge pour devenir pédagogue, et ce métier fait découvrir tellement de facettes. Il faut aimer le sport, avoir le goût de l’effort, et savoir au fond de soi si l’on a de l’empathie. Aux lycéens qui ne se sentent pas très scolaires, je dis de ne pas avoir peur de se lancer : le BPJEPS est une formation courte. J’essaie de construire un vrai parcours professionnel avec mes apprenants, par exemple en commençant par la passerelle sport pour se remettre en selle, puis la prépa sport, et ensuite le BPJEPS. Et avec eux, je reste toujours enthousiaste ! »

Un anniversaire à célébrer ensemble

Au-delà d’un grand événement interne auprès des collaborateurs, IRSS célèbre ses anciens apprenants et formateurs qui font l’identité de notre organisation à travers des événements ouverts à tous. De novembre à décembre, chaque Responsable de site reçoit le temps d’une soirée, partenaires et anciens apprenants autour d’un moment de convivialité et de partage. L’occasion de revenir sur l’évolution des formations mais aussi sur le parcours des anciens élèves. Le tout autour d’un cocktail dans un lieu symbolique de la ville ou représentatif du campus.

Pour cet événement, IRSS Royan s’invite au Casino Barrière, IRSS Nantes au Palais des Sport, IRSS Brest met à l’honneur sa situation géographique avec une invitation dans un restaurant vue mer, et IRSS Caen voit les choses en grand avec une invitation au Domaine de Beauregard.

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Vous êtes partenaire ou ancien apprenant IRSS ? Rencontrez nous lors de cet événement ou rejoignez notre réseau.

Et demain ? IRSS, un groupe pour changer d’échelle

Pour ses 40 ans, IRSS franchit une nouvelle étape en devenant un groupe. Philippe Mongodin, président du groupe, a fait le choix de la croissance externe en reprenant des organismes de formation (NéoSup, Sauve Performance, Skhub et My Académie). L’objectif est d’améliorer sans cesse les formations proposées et de bâtir un ensemble solide, fait pour durer. Cela passe par une taille suffisante pour partager des ressources clés entre les différentes structures. L’arrivée de Pierre-Laurent Félix à la direction générale d’IRSS permet désormais au président de se consacrer pleinement à la construction de ce groupe.

Le modèle repose sur un équilibre : chaque organisme conserve son identité et son autonomie, tandis que les fonctions support (finances, informatique, ressources humaines…) sont progressivement mutualisées. Les équipes de chaque structure peuvent ainsi se concentrer sur l’essentiel, leurs formations et leurs apprenants. Le groupe entend aussi passer d’une implantation régionale à une présence nationale et poursuivre la diversification de son offre. Pour les apprenants comme pour les entreprises partenaires, cela veut dire davantage de formations et de lieux où se former, avec le même niveau d’exigence.

 « Notre ambition est de devenir un acteur national de référence, en taille comme en qualité, avec un projet clair : former celles et ceux qui prennent soin des autres. » explique Philippe Mongodin.

C’est cette même conviction qui guide Pierre-Laurent Félix à la tête d’IRSS. Éducateurs sportifs, animateurs, professionnels de la petite enfance ou futurs acteurs du secteur sanitaire et social : tous exercent des métiers tournés vers les autres. Et ces métiers prennent une place croissante dans la société, face aux enjeux de prévention en santé, de lutte contre la sédentarité, de vieillissement de la population, d’inclusion par le sport et d’accueil des jeunes enfants.

« Notre responsabilité est de préparer les professionnels dont la société aura besoin demain, sans perdre de vue les attentes très concrètes des employeurs d’aujourd’hui. »

Cette ambition passe par une pédagogie exigeante, qui associe connaissances, expérience de terrain, compétences humaines et accompagnement individualisé. Elle passe aussi par la proximité. Présent dans 14 villes, IRSS construit ses formations avec les clubs sportifs, les associations, les entreprises et les collectivités, car les besoins en éducateurs sportifs ou en professionnels de la petite enfance ne sont pas les mêmes d’un territoire à l’autre. Le développement de nouveaux campus répond à cette même logique : rapprocher la formation des besoins locaux et participer à la vitalité des territoires.

Pour les années à venir, le cap est clair. Il s’agit de faire évoluer les formations au rythme des métiers, de renforcer les liens avec les employeurs, de développer des modalités pédagogiques adaptées aux nouvelles générations, tout en préservant ce qui fait la singularité d’IRSS : une culture de terrain et une relation humaine forte.

« Quarante ans après ses premiers pas, IRSS conserve la même ambition : faire de la formation un engagement humain, professionnel et territorial. Parce que former celles et ceux qui prennent soin des autres, c’est aussi prendre soin de notre avenir collectif. »

Les 40 ans d’IRSS continuent sur nos réseaux

Cet anniversaire, c’est aussi le vôtre. Tout au long de l’année, nous partageons sur nos réseaux sociaux les témoignages de celles et ceux qui ont fait et font encore l’histoire d’IRSS : anciens apprenants devenus professionnels du sport, de la petite enfance ou de la santé, formateurs, équipes de nos campus… Des parcours, des souvenirs et des regards sur l’évolution des métiers, à retrouver sur Instagram, LinkedIn et Facebook.

Et si votre histoire commençait à l’IRSS ?

Icône Transparence IA UE

Rédaction : Lucie Martin, en charge de la stratégie de contenu chez IRSS. Avec les témoignages de Philippe Mongodin, directeur du groupe, Pierre-Laurent Félix, directeur général d’IRSS, Cédric Chevalier, directeur des opérations, et François Rembault, formateur MAPST à IRSS Cholet. L’IA a été utilisée pour aider à la mise en forme.

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