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Le concours infirmier de A à Z

A comme « Actualité »

Pourquoi est-il important de suivre régulièrement l’actualité ?

Pour se préparer au concours d’entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), il est primordial de s’intéresser à l’actualité. C’est pourquoi la prépa infirmier de l’IRSS comprend de nombreuses heures de culture générale.

En effet, le concours exige une connaissance précise des grands thèmes sanitaires et sociaux mais cela n’est pas suffisant. Il est impératif d’apprendre à actualiser ses connaissances et à s’informer.

Les sujets de concours, qu’ils soient écrits ou oraux, tirent leur inspiration de l’actualité, souvent la plus brûlante. Voici quelques illustrations des thèmes des dernières années : La e-cigarette, le harcèlement, la colocation, la solitude, le sommeil des adolescents, les réseaux sociaux….

Posséder une bonne culture générale nécessite de connaître les faits avec une relative précision (la règle des 5 W : who, what, when, where, why, autrement dit qui, quoi, quand, où et pourquoi)), mais encore de comprendre les enjeux qui les sous-tendent : cerner quels problèmes sanitaires, sociaux, moraux, éthiques ils suscitent.

La télévision (journal télévisé, documentaires, débats…) et Internet sont souvent les premières sources d’information des étudiants. Si ces vecteurs se révèlent utiles, ils restent souvent insuffisants. Non parce qu’ils sont lacunaires, mais au contraire parce que le flot d’infos qu’ils déversent dans le désordre finit par noyer ! Il faut d’ailleurs de montrer vigilant sur les sources car les informations qui circulent sur les réseaux sont parfois approximatives, voire mensongères. Sur Internet, veillez à privilégier les sites officiels et ceux des grands quotidiens ou magazines de presse. La radio constitue aussi une source intéressante (podcasts sur France Culture).

Le vecteur privilégié restera néanmoins la presse (les grands quotidiens et hebdos, des magazines spécialisés comme Lien social ou Sciences Humaines). Nous vous conseillons de varier les sources d’informations, d’établir des revues de presse en vous appuyant sur des quotidiens de référence et des revues. Vous ferez coup double car cette pratique vous familiarisera avec la lecture des textes, compétence fondamentale requise par le concours. Plus vous lirez, plus vous lirez vite, ainsi vous comprendrez de mieux en mieux les sens des textes.

L’actualité, ce sont aussi les sorties cinématographiques. Osez les films en lien avec les problématiques de notre temps : des films comme Intouchables, La Belle endormie, les héritiers ou encore Timbuktu constituent des sources de réflexion intéressantes. Vous pouvez aussi vous informer grâce à des romans, des témoignages, des autobiographies ( Le Scaphandre et le Papillon de Jean-Dominique Bauby, Je vous demande le droit de mourir de Vincent Humbert…)

Suivre l’actualité, nécessite de s’intéresser aux grands évènements mondiaux afin de ne pas rester sans voix face à la question des jurys : «  Pouvez-vous nous dire ce qui a retenu votre attention dans l’actualité ces derniers jours ? ».

 

B comme « Baccalauréat »

Le bac est-il indispensable pour se présenter au concours d’infirmier ? Quel bac est recommandé ?

Vous pouvez vous présenter aux épreuves lors de votre année de terminale si vous avez 17 ans au moins le 31 décembre de l’année des épreuves de sélection. Mais votre admission en école de formation dépendra de l’obtention de votre bac, indispensable.

Toutefois si vous n’êtes pas titulaire du baccalauréat et que vous ne souhaitez pas le repasser, vous pouvez vous présenter avec une équivalence à l’admission spéciale en université.

D’autres dispenses du bac existent :

-pour les salariés du secteur médico-social depuis une durée de trois ans au minimum ;

-pour les autres secteurs d’activité, il faut justifier d’une activité professionnelle de 5 ans au moins.

– pour les personnes titulaires du diplôme d’AMP (aide médico-psychologique) ayant exercé pendant trois années

-pour les aides-soignants et les auxiliaire de puériculture diplômés d’Etat, ayant exercé pendant 3 ans. Dans ce cadre, Un concours particulier est organisé (épreuves : analyse de situations professionnelles) avec des places réservées.

Les épreuves proposées au concours portent sur des aptitudes très variées, mais non spécifiques à une filière : compétences rédactionnelles, connaissances relevant de l’actualité et des grands domaines sanitaires et sociaux, raisonnement (aptitudes numériques, logico-déductives, verbales)… Tous les baccalauréats sont possibles pour passer le concours et entrer en école. Les filières générales, bien sûr (Séries ES et L comprises, même si, par la suite, la formation nécessitera des connaissances scientifiques) mais aussi séries technologiques, dont la ST2S. Les reconversions sont aussi fréquentes (on passe le concours à tous les âges). Le travail et la motivation sont alors les moteurs de la réussite.

Les bacs professionnels, notamment le BAC ASSP (Accompagnement, soins et service à la personne) et SAPAT (Services aux Personnes et aux territoires) ne sont pas a priori exclus ! Mais ils sont, assez souvent, plus adaptés aux épreuves des concours d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’AMP… (Niveau V). L’intérêt de ces filières professionnelles réside dans les stages qui sont proposés et qui permettent de construire un oral de motivation intéressant. Cependant, pour se présenter aux épreuves écrites, une préparation rigoureuse et de bons résultats scolaires dans les matières rédactionnelles et en maths sont préconisés.

L’IRSS sélectionne les candidats sur dossier en examinant le bac, les résultats. Cela permet de ne pas leurrer les étudiants sur leurs capacités à réussir mais aussi de maintenir un taux de réussite élevé en constituant des groupes motivés. En effet, de bons résultats scolaires ne suffisent pas à intégrer la préparation, les candidats doivent aussi présenter leurs motivations à intégrer l’IRSS et à devenir infirmier.

 

C comme « Concours »

Quelles sont les épreuves du concours ?

Le concours comporte des épreuves écrites et orales, l’IRSS cible sa préparation sur l’ensemble des contenus de ces épreuves dès le début de la formation, chacune des matières est abordée en visant l’efficacité. Ainsi, les professeurs spécialisés dans leur matière apportent des éléments de connaissance, de réflexion, des méthodes d’apprentissages en travaillant sur des annales et en proposant des concours blancs, des oraux blancs évalués par des professionnels pour vous mettre en situation de concours.

Deux épreuves d’admissibilité :

  • Une épreuve écrite de français qui consiste à évaluer les capacités de compréhension, d’analyse, de synthèse, d’argumentation des candidats. La syntaxe, l’orthographe, la grammaire, le respect des consignes sont également évalués.

L’épreuve porte sur l’étude d’un texte de culture générale sanitaire et sociale, d’1 à 3 pages. Le candidat après lecture du texte doit répondre à trois questions : dégager les idées essentielles du texte, commenter un passage ou des éléments chiffrés et enfin argumenter. Les questions peuvent varier d’un IFSI à l’autre (il peut être demandé de trouver un titre, une problématique…).

Cette épreuve est notée sur 20 points et elle dure deux heures. Une partie des points porte sur la syntaxe et l’orthographe.

  • Une épreuve écrite de tests d’aptitude qui permet d’évaluer les capacités de raisonnement, de concentration, les aptitudes numériques, etc. des candidats.

Cette épreuve est notée sur 20 points et dure également deux heures.

Une épreuve orale d’admission : elle consiste en un entretien avec un jury de professionnel et porte sur deux aspects :

  • La culture générale : le candidat, à partir d’un sujet tiré au sort qu’il prépare pendant 10 mn, doit s’entretenir avec le jury à partir de la question qui lui a été posée.
  • La motivation : le projet du candidat et sa capacité à entrer en formation sont évalués lors de l’entretien.

L’oral est noté sur 20 points, il dure 30 minutes.

Reportez-vous à la lettre N (notation) pour connaître les conditions d’admission en institut de formation.

 

D comme « Dossier d’inscription »

Comment m’inscrire au concours ? Où retirer mon dossier ?

Les IFSI organisent leur recrutement en dehors des admissions post bac (APB).

Il appartient au candidat de faire les démarches pour s’inscrire au sein d’un IFSI. Il est tout à fait envisageable (même conseillé) de s’inscrire dans plusieurs centres de formation. Toutefois, renseignez-vous bien sur les dates de concours, car au sein d’une même région, les épreuves peuvent être organisées par les différents établissements le même jour.

Les inscriptions ne se font pas via le portail APB : il convient, pour les élèves de terminale, de prendre directement contact avec les IFSI, chacun étant libre d’organiser ses inscriptions comme il l’entend : retrait des dossiers, envoi, téléchargement sur le site de l’IFSI. Les dates d’ouverture des inscriptions et donc de retrait des dossiers sont indiquées sur les sites des écoles.

Les dossiers fournissent généralement les informations suivantes : nombre de places, conditions d’accès à la formation, le calendrier des épreuves, les épreuves, la formation, les aides financières et une description de l’institut.

Des pièces sont à joindre (photo d’identité, enveloppes, timbres, photocopie de la carte d’identité, certificat de scolarité ou bac…) ainsi que le règlement de l’inscription par chèque d’un montant variable (environ 70 à 110 €). Prévoyez un budget car, comme tout concours, il est recommandé d’en tenter plusieurs. Inscription, déplacement, hôtel parfois… tout cela représente un coût qui doit s’anticiper.

Attention : l’inscription définitive est subordonnée à la production (le jour de la rentrée au plus tard) d’un certificat médical établi par un médecin agréé, attestant que le candidat ne présente pas de contre-indication physique ou psychologique incompatible avec la profession d’infirmier et d’un certificat qui établit que le candidat est à jour de ses vaccinations obligatoires (antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique, anti hépatite B).

Si vous n’êtes pas à jour de vos vaccinations, prévoyez de les mettre à jour dès votre inscription car certaines vaccinations nécessitent plusieurs injections. Ces vaccinations sont obligatoires et remettent en question votre admission définitive si vous n’êtes pas en mesure de fournir un certificat médical.

 

E comme « Expérience »

Une expérience professionnelle est-elle indispensable pour se présenter aux épreuves ?

On entend souvent que les candidats sans expérience ont peu de chances pour réussir les épreuves orales d’admission. Pourquoi ?

Votre oral de motivation (voir O), repose en partie sur votre expérience personnelle et professionnelle. Avoir déjà travaillé, avoir fait du bénévolat, avoir gardé des enfants, avoir réalisé des stages… toutes ces activités vous aideront à expliciter vos compétences, votre savoir-faire mais aussi à mettre en avant vos qualités ou vos défauts et à mettre en lien cette expérience avec la profession d’infirmier. L’IRSS propose deux périodes de stage (voir lettre S) pour valoriser votre parcours.

Toute expérience peut être valorisée : ainsi un emploi d’été comme hôtesse de caisse, par exemple, mettra en valeur vos capacités d’adaptation, votre réactivité, votre patience face aux clients parfois difficiles, votre capacité à travailler en équipe…

Un stage auprès d’infirmiers, s’il est bien préparé et bien « débriefé », vous apportera une vision réaliste et non idéalisée du métier. Cette expérience nourrira votre discours d’exemples factuels, précis pour expliciter votre projet. Attention : on ne demande pas au candidat d’être déjà professionnel ! Cependant, le fait de s’être confronté au monde du travail constitue un atout non négligeable pour manifester sa maturité et sa capacité d’immersion dans le monde de l’emploi.

L’expérience personnelle doit aussi être valorisée. Il ne s’agit pas de raconter votre vie mais de savoir y puiser les éléments qui vous caractérisent et qui démontrent des capacités à suivre la formation, des valeurs en adéquation avec la profession, des aptitudes à valoriser : musiciens, sportifs, lecteurs… Servez-vous de vos centres d’intérêt, de cette expérience pour vous démarquer et mettre en avant votre dextérité, votre esprit d’équipe ou encore votre capacité de concentration. Vos savoir-faire témoigneront de savoir-être.

 

F comme « Formation »

Quelle est la durée de la formation, quels en sont les contenus ?

La formation s’étale sur trois ans et permet de valider un diplôme d’Etat. Elle se découpe en 6 semestres, et chaque semestre dure 20 semaines. En tout, la formation couvre 4200 heures réparties comme suit :

  • 2100 heures de formation théorique : 750 heures de cours magistraux travaux dirigés, 1050 heures de travaux dirigés,  300 heures de travail personnel guidé.
  • 2100 heures de formation clinique.

Le travail personnel n’est pas à négliger, il est même évalué à environ 300 heures de travail par année de formation. Dès l’entrée en préparation il faut vous habituer à travailler en autonomie, des lectures, des revues de presse, des devoirs, des exposés sont demandés par les enseignants de l’IRSS pour vous confronter à ce travail personnel qui vous attend par la suite.

Le référentiel de formation s’articule autour de compétences à acquérir, on retrouve ces compétences dans le portfolio, outil d’apprentissage indispensable qui suit l’étudiant tout au long de ses études.

-Les 5 compétences essentielles appelées « cœur de métier » : évaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers, concevoir et conduire un projet de soins infirmiers, accompagner une personne dans la réalisation de ses soins quotidiens, mettre en œuvre des actions à visée diagnostique thérapeutique, initier et mettre en œuvre des soins éducatifs et préventifs.

– les 5 compétences transverses : communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins, analyser et traiter des données professionnelles et scientifiques, organiser et coordonner des interventions soignantes, informer et former des professionnels et des personnes en formation.

 

G comme « Gérer son temps »

Comment gérer son temps lors des épreuves ?

Les épreuves écrites durent deux heures. Il est souvent difficile pour les candidats de répondre à toutes les questions dans le temps imparti. Il est nécessaire de ne pas céder à la panique afin de ne pas perdre de temps. En culture générale, il est impératif de bien lire le texte mais vous n’aurez pas le temps de le lire plus de deux fois. Votre lecture doit être active et vous permettre de dégager les idées clés dès la première lecture.

Ne restez pas bloqué sur une question, passez à la suivante en laissant de la place pour répondre si vous n’êtes vraiment pas inspiré. L’idéal est, malgré tout, de répondre dans l’ordre.

Les tests sont parfois chronométrés, il ne faut pas perdre de temps, (voir la lettre T tests).

Un entraînement intensif est nécessaire. A l’IRSS, les concours blancs réguliers (tous les 15 jours, un CB classant sur l’ensemble des sites) apprennent à gérer le temps.

L’oral est aussi source de stress et les 10 minutes de préparation passent très vite ! Il faut acquérir une méthode pour apprendre à dégager rapidement une problématique et savoir structurer sa réponse. Même si le sujet ne vous inspire pas !

Une bonne culture générale et un suivi régulier de l’actualité sont nécessaires pour ne pas être pris au dépourvu le jour J. L’acquisition d’une solide méthodologie permet de se sentir à l’aise, même quand le sujet est difficile, voire tordu.

 

H comme « Hôpital »

Quel est le rôle de l’infirmier à l’hôpital ?

L’infirmier peut, bien entendu, travailler à l’hôpital. Dans ce cadre, il donne des soins sur prescription médicale ou en fonction de son rôle propre. L’infirmier organise et réalise les soins inscrits dans son décret de compétence, il participe à des actions de prévention et d’éducation à la santé. Il doit aussi réaliser des tâches administratives nécessaires à la prise en charge du patient comme participer aux transmissions avec l’équipe pluri -professionnelle…

Une grande résistance physique et psychologique est nécessaire. Cependant, bien que soumis à des contraintes horaires (travail de nuit…) fortes et des responsabilités importantes, l’infirmier à l’hôpital évolue dans un environnement riche et passionnant. Car les services sont nombreux et l’infirmier peut exercer dans des disciplines et services aussi variés que la pédiatrie, la gériatrie, l’oncologie, le en service de médecine… Les professionnels peuvent aussi se spécialiser. Il existe trois spécialisations : infirmier de bloc opératoire (18 mois de formation), infirmier de puéricultrice (1 an de formation), infirmier anesthésiste (2 ans de formation). De plus l’infirmier peut évoluer comme cadre de santé.

75 % des infirmiers sont salariés d’un établissement de santé public ou privé. L’infirmer peut également travailler dans le cadre de l’HAD (hospitalisation à domicile), à l’international, dans le cadre de missions humanitaires, en intérim…

Les lieux d’exercice sont variés : EHPAD (établissement d’hébergements pour personnes âgées dépendantes), centre de réadaptation, milieu scolaire, centres de santé au travail…Enfin, l’infirmier peut exercer en libéral (lettre L).

Le salaire varie entre 1500€ et 2500€ net par mois (en fin de carrière). La rémunération varie selon les services, les primes, l’ancienneté…

 

I comme « IFSI »

Qu’est-ce qu’un IFSI ? Comment choisir son IFSI ?

Les IFSI (Instituts de Soins Infirmiers) peuvent être privés (rattachés à la Croix Rouge par exemple) ou publics, rattachés aux hôpitaux. Le diplôme d’Etat délivré est de même valeur et les IFSI sont subventionnés par le Conseil régional, qu’ils soient publics ou privés. Les études sont donc majoritairement prises en charge. Des dépenses restent à la charge de l’étudiant : les frais d’inscription (comptez environ 180 € par an) et le matériel comme la tenue, les livres, … (comptez environ 300€).

Si vous effectuez votre formation dans un IFSI public, la majorité de stages se feront dans le secteur public. En revanche si vous entrez en formation au sein d’un institut privé vos stages se dérouleront dans les deux secteurs.

Les IFSI sont nombreux, il en existe plusieurs par région (allant de deux pour La Réunion à plus de 70 en Ile de France). Faites votre choix en fonction de votre mobilité, de vos envies. Attention certains IFSI sont plus convoités que d’autres. Si vous vous présentez auprès d’IFSI où les candidatures sont peu nombreuses, vous aurez inévitablement plus de chances de réussite. C’est un paramètre à ne pas négliger.

 

J comme « Jury »

De quels professionnels le jury est-il composé ? Comment appréhender ce jury ?

Une épreuve orale est organisée si vous êtes admissible aux épreuves écrites. Vous allez alors devoir vous présenter devant un jury de professionnels. L’IRSS fait appel à des professionnels qui sont eux même membres de jury en IFSI ou cadres de santé, infirmiers, psychologues…

Le jury est constitué : de deux cadres de santé : un cadre exerçant en IFSI et un cadre exerçant en secteur de soins et d’un formateur qualifié ou psychologue (extérieur à l’établissement).

Ce jury est donc qualifié, vous devez vous présenter en adoptant vous-même une posture professionnelle qui commence par le respect des personnes avec lesquelles vous allez vous entretenir :

-Soyez ponctuel : cela nécessite de prévoir le temps de trajet, les embouteillages éventuels et de repérer le lieu de concours. Certains arrivent à se tromper d’établissement ! Investissez dans un GPS !

-Faites un effort de présentation : sans vous déguiser, il est impératif de choisir une tenue vestimentaire dans laquelle vous vous sentez bien et qui fasse bonne impression. Evitez les chaussures de sport, les jeans délavés, les cheveux qui cachent les yeux, les tenues trop légères ou trop couvrantes (grosses écharpes qui cachent le visage)… Une tenue simple, propre et adaptée à un entretien sera appréciée ainsi qu’une hygiène irréprochable : ongles propres, coupés, non vernis, ôtez les piercings, cachez les tatouages, attachez-vous les cheveux… Imaginez-vous venir travailler dans un établissement de soins. Le jury doit pouvoir vous transposer dans un milieu de travail.

– Soyez poli : saluez le jury : « Bonjour mesdames et messieurs » (ne lancez pas un bonjour comme si vous vous adressiez à vos copains), attendez que le jury vous invite à vous asseoir, soyez à l’écoute…N’oubliez pas de le saluer et de le remercier en partant.

– Enfin adoptez une attitude positive : le jury ne vous veut aucun mal, il est chargé de sélectionner des candidats aptes à suivre une formation difficile. Il recrute des soignants qui auront de lourdes responsabilités. Il est donc tout à fait normal qu’il vous questionne, teste votre émotivité et soit exigeant quant à vos connaissances. Votre motivation et votre capacité à intégrer la formation ne doivent laisser aucun doute.

 

K comme « Kaliémie »

« K » – ce que c’est ?

En formation,vous allez rencontrer un certain nombre de mots inconnus, des mots bizarres, néanmoins indispensables. Ainsi, la formation d’infirmier comporte un enseignement dense en biologie fondamentale et la notion de Kaliémie (taux de potassium dans le sang) est abordée, elle se mesure par le ionogramme sanguin afin d’établir si la kaliémie est normale ou non (on parle alors d’hyperkaliémie ou d’hypokaliémie).

Ces notions vous seront tellement familières dans quelques années… !

 

L comme « Libéral »

Quelles sont les conditions d’exercice de l’infirmier libéral ?

Une fois diplômé d’État, l’infirmier peut s’installer en libéral à condition de justifier de 24 mois d’expérience professionnelle et de s’enregistrer à l’Ordre national des infirmiers.

En libéral, l’infirmier peut s’installer seul dans son cabinet ou travailler avec d’autres infirmiers ou d’autres professionnels du secteur paramédical et médical (médecins, orthophoniste, kinésithérapeutes…) au sein d’une maison de santé, par exemple. Il intervient sur prescription médicale.

L’infirmier en libéral reçoit dans son cabinet et se déplace au domicile des personnes âgées, diabétiques, des personnes qui sortent d’une hospitalisation…Les soins sont divers : toilettes, pansements, prises de sang, injections, dialyses, soins palliatifs…

Si les patients attendent généralement la visite de l’infirmier, il n’est pas toujours aisé d’entrer dans l’intimité des personnes, à leur domicile. Cela  nécessite des qualités de discrétion, d’adaptation…

S’installer en libéral nécessite aussi de la rigueur, de l’autonomie. Le professionnel doit aussi se former en gestion et en comptabilité. Il est d’ailleurs plutôt recommandé d’avoir un comptable.

Le salaire varie entre 2000€ et 3000€ net par mois selon la clientèle, les actes et le nombre d’heures effectuées.

 

M comme « Motivations »

Pourquoi est-il important de bien cerner ce qui nous motive à passer le concours ?

Vous devrez être au clair, dans votre esprit, avec les motivations qui vous poussent à vous présenter à ce concours. En effet, ainsi que vous le verrez plus loin à la lettre O, vous serez interrogés à l’oral sur les raisons qui expliquent votre choix professionnel.

Or, il n’est pas toujours si simple de mettre des mots sur ce qui, bien souvent, nous apparaît comme une évidence, un fait qui s’est imposé à nous sans que l’on y ait vraiment réfléchi.

Avant même de commencer la préparation du concours, essayez donc de mettre tout cela à plat : y a-t-il eu dans votre vie, un événement qui pourrait avoir joué le rôle de déclic dans ce choix ? Ou celui-ci a-t-il mûri peu à peu parce que vous évoquez fréquemment le quotidien du métier avec des proches travaillant dans le domaine du paramédical ? Quel est précisément votre projet professionnel ? Avez-vous déjà soumis la perception que vous avez du métier à la réalité du terrain, par le biais de stages ? Si oui, ceux-ci ont-ils modifié votre vision des choses? Etes-vous attiré surtout par les soins techniques ? La relation à l’autre ? Le travail en équipe ?…Etc.

Parfois, en s’interrogeant ainsi, on s’aperçoit qu’une hospitalisation dans l’enfance, la maladie d’un proche, ou encore la rencontre d’un professionnel passionné par son métier ont pu être des étapes décisives dont on n’avait pas vraiment mesuré l’impact dans notre vie.

Bref, même si la préparation au concours va vous aider à mettre de l’ordre dans tout cela, débroussailler un peu la situation en vous interrogeant sur vos motivations profondes. Cette « introspection » vous sera d’une grande utilité pour convaincre du bienfondé de votre projet.

 

N comme « Notation »

Quelles notes faut-il avoir pour obtenir le concours ?

 Pour être admissible, il vous faudra obtenir au moins 10/20 aux deux épreuves écrites. Puis, pour être définitivement admis, il sera indispensable d’obtenir au minimum 10 à l’épreuve orale.

Attention, certaines notes sont éliminatoires. A l’écrit, toute note inférieure à 8/20 est éliminatoire.

Trop souvent, les candidats relativisent l’importance des points dédiés lors de l’épreuve écrite de culture générale à l’orthographe, à une construction de phrases grammaticalement correcte et à la présentation. C’est un tort, car cette année encore, nous avons pu constater que certains centres de formation accordent jusqu’à 5 points à ces compétences, ce qui est loin d’être anodin !

En effet, difficile de mettre en valeurs vos idées si vous le faites à travers des réponses truffées de fautes, syntaxiquement très hasardeuses, à travers un vocabulaire pauvre et répétitif… N’oubliez pas que c’est un concours et que chaque point compte!

Aussi, si vous savez d’ores et déjà que l’orthographe ne constitue pas l’un de vos points forts, n’hésitez pas à remettre rapidement le nez dans un Bescherelle ou tout autre ouvrage reprenant les règles sur lesquelles vous avez des hésitations. Ce qui peut vous paraître au départ un peu rébarbatif vous permettra certainement de découvrir que ce que vous pensiez correct depuis des années ne l’est finalement pas tant que ça !

Faut-il écrire « quelque soit » ou « quel que soit » ? « malgré » ou « malgrés » ? « il faut que je voie » ou « il faut que je vois » ?… Vous hésitez ? Alors pas de doute, à vos livres de français ! L’IRSS propose d’ailleurs deux heures chaque semaine, en plus de la méthodologie et de la culture sanitaire et sociale, autour de la compétence verbale, surtout lexicale et orthographie.

 

O comme « Oral »

En quoi consistent exactement les épreuves orales ?

Passer le cap de l’admissibilité est une étape décisive mais… il en reste alors une cruciale : celle de l’oral. Bien souvent, les candidats redoutent cet exercice qui met à rude épreuve leur timidité et les contraint à donner le meilleur d’eux-mêmes en 30 mn chrono…

L’épreuve orale se divise en deux temps, essentiels tous les deux.

Le premier exercice consiste à présenter en 10mn un sujet de culture sanitaire ou sociale imposé, devant un jury constitué de 3 personnes (le plus souvent un professionnel de santé, un formateur et un psychologue). 10 mn de préparation sont accordées au candidat avant l’exposé. Il s’agit d’un temps très court, il est donc indispensable de ne pas se laisser surprendre par la thématique à traiter, et d’avoir travaillé en amont un maximum de notions, grâce entre autres au suivi régulier de l’actualité, afin qu’elles vous reviennent en mémoire au moment voulu. Avoir des connaissances ne saurait d’ailleurs suffire : il convient également de savoir les structurer de façon cohérente autour d’une problématique. Cette étape est notée sur 8 points.

La deuxième partie de l’oral comporte un entretien avec le jury, qui se construira autour de votre projet professionnel et de vos motivations (abordées à la lettre M). Notée sur 12 points, cette partie est décisive car elle doit permettre aux membres du jury de projeter en vous un futur professionnel et avant cela, un futur étudiant capable de suivre les 3 années de formation. En 20 mn, il faudra donc être convaincant tout en gardant son naturel (trop en faire ne peut que desservir le candidat!) sans se laisser décontenancer par des questions parfois surprenantes.

N’envisagez surtout pas l’oral comme une étape visant à juger ce que vous êtes profondément, à remettre en cause vos valeurs ou vos convictions. Il ne s’agit nullement de cela, mais bien, pour le jury, de déterminer, parmi tous les candidats rencontrés, quels seront ceux les plus à même de mener jusqu’au diplôme les 3 années d’études afin de devenir des soignants consciencieux et compétents. Tout simplement.

Il est par ailleurs primordial de comprendre que l’oral ne se prépare pas qu’une fois que l’on a les résultats d’admissibilité. Parallèlement à la préparation des écrits, celle des oraux doit débuter très tôt avant les concours afin de multiplier ses chances de réussite.

 

P comme « Professionnels »

Pourquoi est-il important de rencontrer des professionnels lorsqu’on prépare le concours IDE ?

Afin de déterminer clairement son orientation professionnelle et de cerner la réalité du terrain, rien de tel que de rencontrer, avant même de se lancer dans la préparation du concours, mais également pendant, des professionnels. En effet, qui saurait mieux vous parler du métier au quotidien que ceux qui l’exercent jour après jour ?

Il est d’abord important de réaliser que les infirmiers côtoient, dans leur pratique, de nombreux autres professionnels, issus de domaines variés. En effet, le travail en équipe constitue l’un des aspects essentiels de ce métier où l’on n’est rarement isolé, seul face à un patient. En plus de travailler le plus souvent en binôme avec un aide-soignant, l’infirmier échange également avec les ASH, les médecins, les psychologues, parfois les psychomotriciens, les ergothérapeutes, les ambulanciers, les pompiers, le personnel administratif, des assistants de service social, etc… car les patients sont souvent encadrés par des équipes pluridisciplinaires.

Rencontrer des professionnels permet donc de les interroger sur les diverses facettes de leur métier. Intéressez-vous par exemple aux différents statuts possibles : qu’implique le fait, pour un infirmier, de travailler en libéral ? En milieu scolaire ? En milieu hospitalier ? En entreprise? etc. N’hésitez pas à aborder avec eux les aspects plus contraignants du métier tels que le manque de personnel, les horaires de travail, le rapport à la mort, à la douleur… Reportez-vous à la lettre Q pour voir la liste de questions que nous vous suggérons de poser.

Bref, allez chercher un maximum d’informations là où elles se trouvent, c’est-à-dire dans le vécu des professionnels qui accepteront de vous accorder un peu de leur temps. Comment les rencontrer ? Le mieux est indiscutablement de pouvoir effectuer des stages : ces expériences vous permettront tout d’abord de conforter votre choix professionnel en vous confrontant concrètement au quotidien des soignants. Et ce sera ensuite l’occasion d’évoquer avec eux leur ressenti et leur conception du métier. L’IRSS propose deux sessions de stages (Toussaint et vacances d’hiver) et propose aux étudiants, durant leur journée banalisée, d’effectuer des rencontres avec les professionnels (ou de suivre des infirmiers libéraux). Bien entendu des conventions leur sont fournies pour réaliser ces expériences.

 

Q comme « Questionnement »

Quelles questions poser aux professionnels pendant les périodes de stage ?

La préparation au concours proposée par l’IRSS prévoit deux périodes de stages obligatoires destinées à vous confronter à la réalité du terrain et à vous faire découvrir le métier tel qu’il est pratiqué au quotidien par les soignants.

Indispensables, ces stages doivent être exploités pertinemment pour prendre sens. Aussi, il faudra vous y investir, ne pas hésiter à proposer votre aide pour des gestes simples et surtout profiter de l’occasion pour interroger les équipes que vous côtoierez sur leur perception du métier. Voici quelques exemples de questions à poser :

– Quels avantages trouvez-vous au fait de travailler en équipe ? Et quels inconvénients ?

– Êtes-vous fréquemment confrontés à la mort dans votre cadre professionnel? Comment abordez-vous cet aspect de votre métier ?

– Quels sont les aspects les plus contraignants de la profession ? Et les plus plaisants ?

– Vous est-il déjà arrivé de beaucoup vous attacher à certains patients ? Si oui, pourquoi ?

– Dans quelques années, vous imaginez-vous toujours au même poste?

– Avez-vous déjà travaillé de nuit ? Si oui, cela a-t-il été une bonne expérience ?

– Les contraintes d’horaires et l’organisation du temps de travail vous conviennent-elles ? Pourquoi ?

– Estimez-vous que les moyens mis à votre disposition pour travailler répondent aux besoins réels ? Si non, que manque-t-il ?

– D’après-vous, quelle est la qualité indispensable dans ce métier ?

–  Quels sont les autres professionnels avec lesquels vous êtes amenés à travailler ?

– Comment vivez-vous la relation avec les proches des patients ? Peuvent-elles parfois être source de tensions ?

– Le fait d’être en contact avec l’intimité du patient (sa nudité, sa vieillesse, sa maladie, son histoire, etc) vous met-il mal à l’aise ?

– D’après-vous, peut-on se lasser de ce métier ? Si oui, pourquoi ?

– Pourquoi avoir choisi de travailler en libéral ?

– Le salaire fait-il partie des éléments qui vous ont attiré vers ce métier ?

– Les transmissions sont-elles parfois source d’erreurs ? Trouvez-vous que les équipes y consacrent suffisamment de temps ?

– Le secret professionnel peut-il peser parfois ? Est-il difficile de toujours le respecter ?

– Lorsque des événements vous touchent, vers qui pouvez-vous vous tourner ? Des temps de parole sont-ils prévus ? Si oui, sont-ils régulièrement utilisés ?

Etc !

Beaucoup d’autres questions encore sont possibles !

 

R comme « Révisions »

Comment s’organiser pour ne pas se laisser déborder par les révisions ?

Préparer le concours infirmier ne s’improvise pas. Tous les ans, de nombreux élèves de Terminale se présentent au concours en même temps qu’ils préparent le baccalauréat, « juste pour voir » parfois, et avec la ferme intention de le décrocher du premier coup pour d’autres. Bien souvent, la réalité les rattrape : sans réelle préparation ni vraie connaissance du terrain, difficile de passer le cap de l’admissibilité puis celui, encore plus ambitieux, de l’admission ! La nécessité de passer par une prépa concours s’impose alors.

A l’IRSS, nous vous prouvons qu’avec une organisation efficace et bien anticipée, la réussite est tout à fait possible, le concours infirmier étant loin d’être inaccessible.

Travailler un concours, cela signifie déjà bien cerner les épreuves et les attendus de chacune d’elles. Puis, cibler au mieux les notions à maîtriser de façon à ne pas se disperser inutilement sur ce qui ne servira finalement pas. Pour cela, se renseigner en consultant les nombreuses annales des sessions précédentes est très précieux.

Une fois clairement identifiés les points sur lesquels vous vous sentez les moins à l’aise, il va falloir les travailler, ce que vous ferez intensivement avec chacun des enseignants. Pour constater rapidement une progression, il est essentiel de reprendre systématiquement en travail à la maison ce qui aura été vu à chaque séance. En effet, préparer un concours, c’est accepter de fournir un travail personnel important et incontournable.

Pour vos révisions, n’hésitez pas à établir un planning hebdomadaire prenant en compte les plages horaires disponibles pour travailler mais également les obligations extérieures que vous ne pouvez annuler. Ainsi, vous aurez à chaque début de semaine un aperçu fiable des temps que vous pourrez consacrer à vos révisions.

Afin d’évaluer régulièrement vos progrès, l’IRSS vous propose tous les 15 jours un concours blanc écrit, identique pour tous les élèves IRSS de France. Le classement global obtenu en fonction des notes de chaque élève permet ainsi à chacun de constater sa progression ou d’identifier ses difficultés en fonction des sujets donnés, et ainsi de mieux orienter ses efforts pour la suite.

De même, vous serez régulièrement évalués à l’oral, ce qui permet bien souvent de percevoir une réelle progression d’une fois à l’autre.

Le secret des révisions efficaces réside avant tout dans une juste évaluation des efforts à fournir et une anticipation mûrement réfléchie. Après, ça ne peut que rouler !

 

S comme « Soins »

En quoi consistent exactement les soins infirmiers ?

On aurait tort de limiter ici la notion de soin à des gestes purement techniques toujours destinés à guérir.

Les soins infirmiers consistent en une approche globale du patient. Ils comportent effectivement parfois des gestes très techniques, que vous apprendrez en formation, mais également une approche psychologique fondée sur l’écoute, l’attention portée à l’autre, le respect dû au patient. Les soins de nursing consistant à laver le patient, à l’aider au quotidien dans la prise des repas, la mobilité, etc, sont essentiels également. Souvent confiés aux aides-soignantes, ils peuvent tout à fait être effectués par les infirmiers.

Il est essentiel de comprendre que prodiguer des soins n’implique pas forcément chercher à guérir la personne. Ainsi, dans les soins palliatifs, dédiés à l’accompagnement de la fin de vie, les soignants savent que les soins qu’ils apportent n'empêcheront pas la mort de survenir. Toute leur attention se porte donc sur des soins de confort visant à rendre les derniers jours des patients les moins pénibles et les moins douloureux possible.

En effet, les infirmiers ont également un rôle déterminant à jouer auprès de la population dans la prévention des maladies. De même, l’éducation à la santé, par le biais d’informations, de sensibilisation, fait partie intégrante des soins infirmiers.

Ces différentes facettes du métier concernent bien évidemment sans distinction tous les patients, quel que soit l’âge, le sexe, le handicap éventuel, le niveau social, etc.

Dans l’exercice de leur métier, les infirmiers possèdent deux rôles clairement définis : un rôle propre, qui consiste à prendre de soi-même l’initiative des soins à apporter selon les besoins du patient, et un rôle prescrit, qui consiste à appliquer la prescription médicale fixée par le médecin.

 

T comme « Tests d’aptitude »

Faut-il avoir peur de l’épreuve écrite de tests d’aptitude ?

 Nous abordons là un point qui angoisse souvent beaucoup les futurs candidats.

Les tests d’aptitudes, auparavant appelés tests psychotechniques, font partie des épreuves incontournables du concours IDE. Le seul moyen de les aborder le plus sereinement possible est de s’entraîner de façon à ne pas être déstabilisé par des exercices parfois énigmatiques…

Il n’est pas indispensable de sortir d’une terminale S pour les maîtriser : ils correspondent en fait bien plus aux programmes du collège, voire un peu à ceux de Seconde, mais guère au-delà. Ce qui prime, c’est d’être capable de mettre en place des raisonnements logiques rapidement, sans que ceux-ci soient forcément très complexes.

Ainsi, il convient de maîtriser toutes les familles de tests car chaque école a souvent recours à des types d’exercices spécifiques : raisonnements logiques et analogiques, abstraction et aptitude à la résolution de problèmes arithmétiques et numériques, équivalence d’unités, plannings à organiser, etc. Certaines villes rajoutent de la difficulté en chronométrant le temps imparti à chaque exercice et en interdisant de revenir sur les réponses déjà données. La rapidité de réflexion constitue donc un facteur déterminant de réussite à cette épreuve.

On peut bien sûr s’interroger : pourquoi le concours IDE comporte-t-il ces tests? La réponse est simple : évaluer votre capacité à raisonner rapidement et de façon logique donne des indications sur d’éventuelles futures compétences professionnelles. On peut effectivement tout à fait penser que la rapidité, la réactivité, la logique de raisonnement seront des qualités indispensables à tout IDE dans l’exercice de sa profession. Et que dire des aptitudes numériques, si importantes (vitales, même !) quand il s’agit de calculer un dosage…

Ne négligez donc pas cette épreuve qui comporte par ailleurs une note éliminatoire en dessous de laquelle vous ne pouvez évidemment plus prétendre à l’admissibilité.

Attention, ne vous laissez pas surprendre : certaines villes appliquent des points négatifs lorsque les réponses données sont inexactes. Renseignez-vous bien sur les pratiques des différents centres où vous vous présenterez.

 

U comme « Unités d’enseignement »

Pourquoi parle-t-on d’unités d’enseignement pour la validation du diplôme ?

 La réforme des études en soins infirmiers de 2009 a été pensée pour permettre une mobilité européenne des professionnels. En effet, en entrant dans le cadre du système Licence-Master-Doctorat (LMD), le diplôme IDE acquiert le grade de Licence et permet la poursuite si on le souhaite des études universitaires. C’est donc valorisant pour vous, futur professionnel, car cela élargit le champ des possibles pour l’exercice de votre métier!

Ainsi, dans le cadre du système de crédits européens (European Credits Transfer System : ECTS), chaque unité d’enseignement (UE) correspond à un nombre défini de crédits : 30 crédits pour un semestre, 60 crédits pour une année de formation. L’ensemble de ces évaluations permet également de mesurer l’acquisition des compétences infirmières, de façon progressive au cours de la formation.

À la fin de chaque semestre, l’ensemble des résultats des évaluations (notes des UE et évaluations qualitatives des stages) est présenté à la Commission d’Attribution des Crédits (CAC) de formation qui se prononce sur l’attribution des crédits européens et sur la poursuite du parcours de l’élève.

Les candidats ayant acquis l’ensemble des connaissances et des compétences, soit les 180 crédits européens (répartis en 120 ECTS pour les unités d’enseignement et 60 ECTS pour la formation clinique en stage) en lien avec l’acquisition des 10 compétences du référentiel métier sont déclarés reçus au diplôme d’État d’infirmier. Le diplôme d’État d’infirmier ou d’infirmière est délivré par le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale.

Les UE que vous devrez valider sont les suivantes :

  • Sciences humaines et droit
  • Sciences biologiques et médicales
  • Sciences et techniques infirmières
  • Sciences et techniques infirmières, interventions
  • Intégration des savoirs et optionnelle
  • Méthode de travail et anglais

 

V comme « Valeurs »

Quelles sont les valeurs souvent associées au métier d’infirmier ?

Nous avons tous, en tant qu’individu, des valeurs qui nous sont chères et que nous défendons avec plus ou moins d’ardeur. Elles nous constituent, elles correspondent à ce à quoi nous aspirons, ce en quoi nous croyons, à ce qui prime, pour nous, dans les échanges humains.

Ainsi, inévitablement, les valeurs qui sont les vôtres déteindront sur votre pratique professionnelle et détermineront en partie le soignant que vous serez. En effet, elles auront un impact à la fois sur les soins que vous prodiguerez mais également sur la qualité de la relation que vous entretiendrez avec l’équipe dans laquelle vous travaillerez et avec les soignés. Aussi, il est important que vous sachiez les identifier, les caractériser. Les candidats sont d’ailleurs fréquemment interrogés à l’oral sur les valeurs qui sont les leurs.

Cependant, si certaines valeurs vous sont propres et constitueront donc votre approche personnelle de l’exercice de la profession, d’autres sont par essence indissociables du métier d’infirmier. Ainsi, on peut citer le respect de la dignité et de l’intimité du patient, grâce entre autres au respect du secret professionnel, le respect de l’intégrité du patient, celui également de l’équité dans les soins, de la non-discrimination, etc.

Les règles professionnelles des infirmiers figurant depuis 1993 dans le Code la Santé Publique aux articles R4312-1 font office de règles déontologiques. Vous pourrez vous y reporter afin de découvrir plus en détail quels sont les devoirs des infirmiers et, par conséquent, les valeurs qu’ils doivent défendre.

Il ne faut pas oublier que vous aurez également l’obligation, en tant que soignant, de respecter les valeurs des patients, quel que soit le jugement que vous porterez sur celles-ci. On peut parfois être en désaccord, choqué ou étonné par les valeurs chères à certains patients, mais ceci doit alors rester tu et n’entraver en rien la qualité des soins prodigués.

 

W comme « Walter Hesbeen »

Le diplôme d’IDE peut-il ouvrir les portes de la notoriété ?

Et pourquoi pas ?!

Bien sûr, des infirmiers se sont parfois illustrés dans de sombres histoires criminelles qui n’ont pas contribué à les présenter sous leur meilleur jour, mais on peut aussi retenir de belles réussites professionnelles qui prouvent que ce diplôme peut mener loin !

On peut par exemple citer Walter Hesbeen, infirmier belge qui n’a pas à rougir de son impressionnant CV ! En effet, Walter Hesbeen est infirmier et docteur en santé publique de l’Université catholique de Louvain (UCL) et Lauréat de la Fondation Van Goethem-Brichant pour la réadaptation. Il a été directeur des services hospitaliers du Centre neurologique William Lennox (Ottignies, Belgique), puis professeur à l’École nationale de santé publique (Rennes), et responsable de l’Unité de recherche et de développement de l’École La Source (Lausanne, Suisse). Il est actuellement responsable du GEFERS (Groupe francophone d’études et de formations en éthique de la relation de service et de soin) à Paris et chargé de cours invité à la Faculté de santé publique de l’UCL à Bruxelles.

Il est également rédacteur en chef de la revue Perspective soignante.

Il a écrit de nombreux ouvrages dont la lecture peut vous intéresser, tels que Être infirmière à l’ère universitaire, Les soignants, Prendre soin à l’hôpital, etc.

Ainsi, avoir de l’ambition n’est pas du tout incompatible avec ce métier : infirmier ouvre sur de nombreux horizons qui peuvent s’avérer riches en expériences variées et passionnantes.

Un autre exemple ? Citons Robert Hue, député, sénateur, candidat à la présidentielle. Infirmier de formation, il exerça en psychiatrie à l’hôpital de Montreuil avant de se lancer en politique.

 

X comme les chromosomes « X et Y »

Pourquoi parle-t-on bien plus souvent d’infirmière que d’infirmier ?

Si les femmes ont parfois des difficultés à s’insérer professionnellement dans certains secteurs, ça n’est certes pas le cas dans les métiers de la santé où elles sont surreprésentées avec plus de 80%  des soignants !

Le métier d’infirmier ne déroge pas à la règle : on le constate aisément, les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes. On peut bien sûr expliquer cet état de fait par l’histoire de la profession : en effet, historiquement, ce sont des religieuses qui prodiguaient les soins nécessaires aux patients. Peu à peu, leurs pratiques se sont professionnalisées et leur rôle a été endossé par des femmes hors de l’Eglise.

Cependant, cette technicisation et cette laïcisation des soins n’ont pas rendu pour autant la profession mixte : culturellement, on associe souvent le soin au maternage, à la douceur, à la patience, caractéristiques souvent associées (à tort peut-être !) à la femme plus qu’à l’homme.

Depuis quelques décennies, la mixité est un peu plus présente dans cette profession, mais cette évolution se fait très doucement et les hommes sont toujours très minoritaires en formation et donc ensuite sur le terrain. Pourtant, comme dans tous les domaines professionnels, la mixité enrichit les pratiques et permet souvent d’échanger des regards complémentaires sur la façon d’aborder le métier.

  

Y comme « Youpi, j’ai mon concours ! »

Que se passe-t-il une fois que l’on obtient son concours ?

Il s’agit bien évidemment là du pire que l’on puisse vous souhaiter !

Une fois que vous aurez vu apparaître votre nom sur la liste principale d’un centre de formation, il va vous falloir faire un choix : en effet, si vous avez passé plusieurs concours, vous n’aurez probablement pas tous les résultats en même temps. Aussi, vous ne saurez pas forcément tout de suite quels sont les différents centres dans lesquels vous serez admis. Or, bien souvent, il vous sera demandé de confirmer votre entrée en formation en réservant votre place, réservation qui est fréquemment payante. Il arrivera donc peut-être que vous réserviez une place à laquelle vous renoncerez finalement car une autre ville où vous serez reçu vous attirera finalement plus.

Une autre situation est possible : votre nom apparaît bien, mais sur la liste complémentaire. Les personnes inscrites sur cette liste sont appelées sur liste principale si les candidats admis renoncent à leur entrée en formation dans ce centre (au profit d’un autre qui leur plaît plus, généralement). Ainsi, il vous faudra attendre d’être appelé sur liste principale pour être sûr d’intégrer la formation. Cette situation est souvent pénible à vivre car on se demande si l’on va finir par être appelé ou non… En fait, tout dépend de votre position sur la liste : si vous êtes dans les 50 premiers, vous serez certainement appelé très rapidement. Sachez que certains centres remontent régulièrement jusqu’aux tous derniers candidats de leur liste complémentaire pour remplir leurs classes et utilisent même parfois celles d’autres centres de formation de la région, gardez donc espoir si vous vous retrouvez dans ce cas de figure!

Z comme « Zen »

Comment arriver en forme au concours afin d’optimiser ses chances de réussite ?

 Préparer un concours implique bien évidemment de s’investir avec persévérance dans un travail de longue haleine, mais il est important de noter que cette préparation ne saurait se limiter à un bachotage intensif. En effet, réussir un concours, c’est également savoir connaître ses limites et se dégager de vraies plages de temps libre afin de ne pas saturer en cours de route et risquer de s’essouffler inefficacement.

Ainsi, durant ces mois de préparation, il va être important que vous planifiiez des pauses qui, comme une grande bouffée d’oxygène, vous aideront à recharger les batteries et à repartir avec d’autant plus d’ardeur par la suite. Par exemple, si vous pratiquez un sport que vous appréciez car il vous vide la tête et vous détend, ne l’abandonnez surtout pas au prétexte que vous n’aurez plus le temps ! Bien au contraire, il vous aidera à vous défouler et à détendre les tensions que le travail intensif ne manquera pas de provoquer ! Et si vous ne pratiquez aucune activité sportive, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre !

Réfléchissez à ce qui, en général, vous fait du bien et vous aère la tête : un ciné avec des amis, des grandes marches dans la nature, une heure de natation, aller visiter un musée, etc, et faites-le surtout sans culpabiliser : réussir un concours, c’est certes être prêt intellectuellement, mais très certainement également physiquement et psychiquement. En effet, il n’est pas certain que l’on donne vraiment le meilleur de soi si l’on arrive enfin aux fameux concours épuisé, le teint livide après des mois de révisions sans sortir, les nerfs à fleur de peau tant l’on est rongé par le stress ! Si vous décidez de tenter plusieurs concours, ce qui semble le plus sage afin de multiplier vos chances de réussite, la période où les épreuves commenceront sera comme un long marathon. Il faudra tenir sur la longueur en donnant le meilleur à chaque fois, ce qui n’est pas facile si l’on est en petite forme !

Bref, travaillez mais sachez aussi vous faire plaisir et vous détendre quand il le faut, c’est la clé de la réussite !

 

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