Témoignage de Mélina en prépa Orthophoniste à Nantes

Après mon baccalauréat, j’ai réalisé 2 années de licence en biologie et biochimie à l’université de Martinique. J’ai peu accroché à ces disciplines et j’ai décidé de me réorienter. J’ai découvert l’orthophonie et recherché une école préparatoire. Il existe des prépas en Martinique, mais je ne voyais pas l’intérêt de rester dans les Antilles alors que, dans tous les cas, il faudrait bouger pour passer les concours. J’ai donc cherché une prépa en métropole. Le choix était large ! Mais j’ai choisi l’IRSS à cause de ses taux de réussite et de la réputation de sérieux qui entoure cette école. Je me suis installée à Nantes (ville que je connaissais déjà pour l’avoir visitée) en juillet.

J’avais un peu d’appréhension au début : c’est la première fois que je commence une année scolaire sans mon entourage familial et la vie en métropole n’est pas du tout la même qu’en Martinique. En plus la prépa impose un rythme de travail très soutenu… J’avais confiance en moi mais il faut bien se connaître pour se lancer dans cette aventure. Finalement tout s’est bien passé. Je me suis bien intégrée dans l’école, qui nous prend en charge et nous accompagne dès le début.

La difficulté a surtout porté sur la prépa en elle-même : les horaires à l’IRSS ne sont pas les mêmes que celles que j’avais connu à l’université et il faut tout de suite se mettre au travail. De ce point de vue, j’étais dans le même bain que les autres ! Mais tout est bien organisé et le suivi fait qu’on s’adapte rapidement. Les profs sont très impliqués, ils prennent en compte chaque élève. On voit qu’ils aiment leur travail, ce qui nous donne envie de travailler !

Je n’ai pas eu de problème de « déracinement », ni même de difficulté face à la météo ! J’ai trouvé les saisons agréables et le climat plutôt clément… Je m’attendais à pire !

En plus je suis rentrée à Noël alors que je ne m’y attendais pas : c’était le cadeau offert par mes parents pour retrouver toute ma famille. Cette petite quinzaine a été une belle coupure, surtout avant le marathon de concours. Je rentre début juillet, après mes oraux, mais je resterai ensuite 5 ans en écoles (j’ai déjà deux admissibilités).

Une fois diplôme en poche, Je pense rentrer en Martinique pour pratiquer mon métier : nous manquons des professionnels aux Antilles ! Les orthophonistes sont rarement antillais… cela pose de gros problèmes avec les personnes âgées qui ne s’expriment qu’en créole. Organiser des séances qui ne se déroulent qu’en français ne leur apporte pas grand-chose. Bien sûr tout le monde parle la « langue de Molière » en Martinique, mais au quotidien beaucoup de gens âgés ne la pratiquent pas. Il faudrait adapter des séances pour cette patientèle.

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